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Giovanni Boldini

Portrait de jeune femme

Fusain sur papier signé en bas à droite

24 x 15,2 cm cm

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Portrait de jeune femme
Fusain sur papier signé en bas à droite
24 x 15,2 cm

Biographie de Giovanni Boldini

Fils de peintre et restaurateur de tableaux, Giovanni Boldini fréquente très jeune les artistes de Ferrare, sa ville natale. Il s'intéresse aux grands peintres du Quattrocento et particulièrement à Dosso Dossi.

En 1862, Boldini complète son enseignement en s’inscrivant à l’académie des Beaux-Arts de Florence. Il fait ses classes auprès d’Enrico Pollastrini, un « figuratif délicat non indifférent à la "nouvelle peinture" ». Il rencontre  le groupe des Macchiaioli, composé de membres de l'école de Barbizon et se lie également d’amitié avec le critique Diego Martelli qui contribue à populariser en Italie les principes de l'impressionnisme français.

Introduit dans la vie mondaine florentine, Boldini y rencontre des personnalités telles que la famille Falconer pour laquelle il travaille de 1866 à 1870.  En 1867, les Falconer invitent Boldini à Paris pour visiter l’Exposition Universelle. L’artiste fait alors la connaissance d’Edgard Degas et d’Edouard Manet mais son attention se porte plus particulièrement  sur le travail de Jean-Baptiste Corot.

En 1869, un parent des Falconer le fait venir à Londres. Là, il étudie les grands portraitistes et les caricaturistes anglais, dont Thomas Gainsborough ; il y exécute de nombreux portraits en petit format de dames de la haute société et rencontre ainsi ses premiers succès mondains.

À l’été 1870,  il  retourne à la Villa des Falconer près de Pistoia pour réaliser une série de fresques et de panneaux  muraux.

Il finit par s'installer à Paris en 1872, et prend un atelier près de la place Pigalle. Il travaille sous contrat d'exclusivité avec le marchand d'art Adolphe Goupil. Boldini exécute pour Goupil des petits tableaux de genre en costumes du XVIIIe siècle brillamment colorés qui connaissent un grand succès. On admire surtout ses portraits de femmes de la haute société, brillants et élégants, caractérisés par un coup de pinceau hardi et fluide.

Boldini devient le portraitiste du Tout-Paris.  « De tous les peintres de portraits de la femme de son époque, Boldini est le plus doué. Il est capable de donner  un style quand un modèle n’en a pas » voilà comment Camille Mauclair, historien et critique d’art le qualifie.

Il participe à de nombreux salons et notamment au salon du Champs-de-Mars en 1874,  qui consacre l’artiste.

L’année suivante, Boldini  voyage en  Hollande et découvre la peinture de Frans Hals.  Ce peintre marque un tournant dans le style de l’artiste. Boldini montre une tendance à restreindre la gamme de sa palette, et à suggérer la couleur plutôt que de l’exprimer, il passe à des teintes plus sombres, et le noir est même davantage présent. Ses coups de pinceau deviennent plus relâchés, l’impression générale l’emportant sur les détails plus subtils. Tandis que gaieté et vivacité se dégageaient de ses premiers tableaux, ses derniers portraits mettent l’accent sur la stature et la dignité des personnes représentées.

En  1885, il quitte l’atelier de Goupil et s’installe  seul dans le XVIIe  arrondissement où il reprend l’atelier de John Singer Sargent. 

Le peintre réalise le portrait de Verdi pour le présenter lors des Expositions Universelles de Paris en 1889, de Bruxelles en 1897 et à la première Biennale de Venise. Ce portrait sera ensuite offert par le peintre à la Galerie d'Art Moderne de Rome en 1918.  Installé à Paris,  Boldini fera de nombreux voyages en Espagne et  au Maroc, accompagné de  son ami Degas. Puis il séjourne en Italie pour réaliser un autoportrait à la demande du musée des Offices en 1892.  En 1897, il expose à New York et peint les portraits de Cornelius Vanderbilt et de Gertrude Vanderbilt Whitney.

Jusqu'en 1923-1924, Boldini produit des nus,  des natures mortes et des paysages de Venise, Rome, ainsi que de la province française. Sa vue s'affaiblit et il meurt en 1931. 

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