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Frederick Arthur Bridgman

Fontaine devant la mosquée, Algérie

Huile sur toile signée et datée 1882 en bas à gauche

86 x 135 cm cm

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Fontaine devant la mosquée, Algérie
Huile sur toile signée et datée 1882 en bas à gauche
86 x 135 cm

Biographie de Frederick Arthur Bridgman

Peintre emblématique de l’Ecole orientaliste Américaine, Frederick Arthur Bridgman est né en 1847 à Tuskegee en Alabama. À trois ans, il perd son père, un médecin itinérant du Massachussetts, et sa mère s’installe à Boston avec ses deux fils puis à New York, où, faisant déjà preuve d’un talent artistique certain, Bridgman devient graveur à la American Banknote Company en 1864. Mais très vite il préfère se consacrer à la peinture et s’inscrit aux cours du soir à la Brooklyn Art Association puis à la National Academy of Design.

En 1865 et 1866 il expose son travail à la Brooklyn Art Association et, encouragé par le succès qu’il remporte, décide de quitter son travail en 1866 et de partir étudier à Paris, parrainé par un groupe d’hommes d’affaires de Brooklyn. Après un séjour à Pont-Aven où il rencontre de nombreux compatriotes artistes, regroupés sous l’égide du peintre charismatique Robert Wylie, il s’installe à Paris et s’inscrit aux Beaux-Arts dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme où il étudie aux côtés d’un autre futur orientaliste américain, Harry Humphrey Moore. Il y restera quatre ans et continuera à passer ses étés à Pont-Aven.

En 1870 il expose au Salon des Artistes Français « Un Cirque Provincial », tableau dont le succès est tel que Bridgman l’envoie aussitôt à New York pour l’exposer à la Brooklyn Art Association. Simultanément il commence à vendre ses peintures au marchand d’art Goupil, beau-père de Gérôme. C’est sous l’influence de Gérôme que Bridgman découvre la thématique du Moyen-Orient, influence que l’on retrouve dans ses oeuvres de jeunesse comme : « Portait d’une Kabyle » (1875), ou « Fidèles à la Mosquée »,(1876). Il sera même surnommé le ‘Gérôme américain’. Toutefois, Bridgman développe vite son propre style, adoptant une esthétique plus proche de la nature, des couleurs vives et un coup de pinceau vigoureux. Il s’éloigne de Paris pendant la Guerre Franco-Prussienne et la Commune de 1871, fait un nouveau séjour estival à Pont-Aven, puis, en 1872, il quitte la France pour un premier voyage vers l’Espagne et l’Afrique du Nord.

Il arrive à Tanger, prend le bateau pour Oran puis le train pour Alger où il s’installe à l’hôtel, et loue un atelier dans un quartier pauvre de la ville. C’est là qu’au cours de ses périples à cheval, au détour d’oasis et de villages pittoresques, se dévoilent des images et des scènes qui dorénavant l’inspireront tout au long de sa carrière faisant de lui un orientaliste reconnu. Il découvre la foule colorée des marchés et des rues, la vie nocturne locale, les danseuses orientales. Il poursuit son voyage en Egypte où il visite la seconde Cataracte et Abou Simbel.

En 1874, il rentre à Paris avec plus de 300 études, dessins et peintures qui alimenteront son travail pendant toutes les années à venir. Il a également réuni une quantité de costumes orientaux, d’oeuvres d’art et de pièces d’architecture, artifices que l’on retrouvera dans ses peintures et qui feront dire au peintre John Singer Sargent qu’après la Tour Eiffel, l’atelier de Bridgman était la deuxième attraction parisienne méritant d’être visitée.

Il participe au Salon de 1877 avec « Les Funérailles de la Momie », oeuvre qui remporte un succès remarquable et qui sera achetée ensuite par James Gordon Bennett, propriétaire du New York Herald. Bénéficiant de ce succès, il s’empresse de monter une exposition personnelle à l’American Art Gallery à New York où il présente plus de trois cents oeuvres. Les louanges fusent et le public s’extasie devant la variété des sujets ainsi que la qualité, la fidélité, la fraîcheur et la beauté de l’exécution. Peu de temps après, il est élu à la National Academy of Design.

En 1885, il repart vivre en Algérie avec sa femme. Il s’installe à Biskra et retrouve ainsi son sujet d’inspiration favori : la vie de tous les jours, domestique ou dans les rues, d’un village algérien. En 1881, il publie « Hivers à Alger », le journal de ses séjours dans la ville, richement illustré de gravures de ses dessins de ses peintures. En 1889, il présente 5 oeuvres à l’Exposition Universelle de Paris. Son succès va grandissant et l’année suivante il expose à nouveau plus de 400 oeuvres aux Fifth Avenue Galleries à New York . En 1907 il reçoit la Légion d’Honneur . A l’heure actuelle, il est toujours considéré comme l’un des plus grands peintres de l’Ecole Orientaliste Américaine.

 

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