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Carl Haag

Les ruines de Baalbek, Liban

Aquarelle sur papier   signé, situé et daté en bas à droite "The ruins of Baalbek, painted on the spot by Carl Haag RWS 1859"

29,5 x 60 cm cm

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Les ruines de Baalbek, Liban
Aquarelle sur papier   signé, situé et daté en bas à droite "the ruins of baalbek, painted on the spot by carl haag rws 1859"
29,5 x 60 cm

32 avenue Marceau
75008 Paris

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Biographie de Carl Haag

Peintre orientaliste allemand de renommée internationale, Carl Haag est l’élève de Reindel aux Beaux-Arts de Nuremberg, celui de Cornelius à Munich, puis celui de Rottman et du peintre d’histoire  Wilhem von Kaulbach. Il fait plusieurs séjours en France et expose dès 1848 au Salon des Artistes Français.

A partir de 1845, il effectue de nombreux voyages en Belgique, en France, en Italie, en Egypte, en Syrie et en Angleterre. La remarquable technique des aquarellistes anglais le séduit tant qu’il décide de se fixer à Londres à l’âge de vingt-sept ans et d’adopter ce genre. Ses aquarelles révèlent une grande légèreté de pinceau, des coloris fluides et clairs et un graphisme aérien. Après de nombreuses recherches, il adopte les couleurs minérales en raison de leur stabilité et élabore sa propre technique : application de couleurs pures en superposition de lavis, pointillés de la pointe du pinceau, puis grattage de la couleur pour obtenir les tons clairs. C’est durant sa convalescence, après un accident d’arme à feu qui lui mutile une main, qu’il met au point une autre méthode originale consistant à enlever l’excès de couleur, mise intentionnellement en valeur trop forte, jusqu’à obtenir les tons souhaités.

En 1853, Carl Haag devient membre de la Royale Society of British Artists également nommée Royal Watercolor Society (RWS), où il expose régulièrement ses tableaux. Ses paysages avec figures, réalisés d’après des sites du Tyrol et d’Italie obtiennent beaucoup de succès. On lui doit de nombreuses peintures à l’huile, notamment des motifs d’architecture et des têtes de femmes. Il est également peintre à la cour du duc de Saxe-Cobourg et se fait remarquer par le prince consort Albert.  Dès lors il est invité à Balmoral, la résidence écossaise de la reine Victoria, qui lui commande de nombreuses toiles.

Attiré par la lumière d’Orient, il se rend avec Frederik Goodall au Caire en 1858 où il partage pendant deux ans le quotidien des nomades; à leur côté il parcourt l’Egypte, la Syrie, le Liban et la Palestine. Pour son œuvre «  Le Rocher Sacré au sommet du mont Moriyya » (1891), Carl Haag visite Jérusalem en 1859, muni d’un firman l’autorisant à peindre le Rocher sacré. Ce décret royal délivré par le sultan Abdul Madjid, sur demande de la reine Victoria lui a permis de pénétrer dans le sanctuaire de Kubbet-el-Sahra. Le Haram ash Sharif de Jérusalem, lieu saint vénéré par les musulmans, avec ceux de La Mecque et de Médine, n’avait été que rarement peint auparavant.

En 1873, Haag obtient sa première médaille pour son œuvre « Danger in the desert », qui est également présentée à l’Exposition Universelle de Paris de 1878. Cette même année, il est élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur.

La renommée de Carl Haag s’étend à travers toute l’Europe, depuis la cour du duc de Saxe-Cobourg jusqu’à la gentry londonienne. L’atelier de l’artiste au somptueux décor à l’orientale devient un rendez-vous incontournable de la haute société qui vient aussi bien y admirer des œuvres que s’y retrouver. En 1876, une exposition de plus de quatre-vingts œuvres lui est consacrée au German Athenaeum, à Londres.

Cette magnifique aquarelle représente un des joyaux de l’anti-Liban, la fabuleuse Baalbeck. Haag a visité Baalbek en Novembre 1859. Réalisée in situ, comme le précise l’annotation du peintre, elle montre les ruines au début de la saison des pluies. Cette cité phénicienne, où l'on célébrait le culte d'une triade divine, était nommée Héliopolis à la période hellénistique. Elle conserva sa fonction religieuse à l'époque romaine où le sanctuaire de Jupiter Héliopolitain était fréquenté par les pèlerins. Avec ses constructions colossales, Baalbek demeure l'un des vestiges les plus imposants de l'architecture romaine impériale. Par la suite, il peindra plusieurs aquarelles des ruines, dont une pour le prince de Galles.

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