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Jules Dalou

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Biographie de Jules Dalou

Né le 31 décembre 1838 à Paris, fils d’ouvrier gantier, Aimé-Jules Dalou montre très jeune des dons pour le modelage, ce qui lui vaut l’attention de Jean-Baptise Carpeaux. À quinze ans, il est admis à l’Ecole des beaux-arts où il se lie d’amitié avec Rodin.

Dalou se démarque par son talent et son caractère volontaire. Espérant terminer sa formation académique en Italie, il tente vainement, entre 1861 et 1865, de remporter le prestigieux prix de Rome. Afin de gagner sa vie et de se forger une expérience, il se fait employer sur les grands chantiers de la capitale, alors en pleine mutation avec les travaux du baron Haussmann. C’est ainsi qu’il participe, entre autres, à la décoration raffinée de l’hôtel de la Païva, sur les Champs-Elysées. Il peaufine aussi son éducation artistique avec les frères Fannière, brillants orfèvres et bijoutiers du Second Empire et de la 3e République.

 La première reconnaissance publique de Dalou survient en 1870, lors du Salon où l’État lui achète « La Brodeuse ». Malheureusement, la guerre franco-allemande de 1870 et Sedan mettent fin à la jeune carrière officielle de l’artiste. Très attaché à la République, Dalou s’engage aussitôt pour défendre sa patrie et part pour le front.

Au temps de la Commune, Dalou est appelé par Gustave Courbet comme curateur au palais du Louvre pour la protection des collections. Parvenant finalement à fuir, il trouve refuge un temps à Montrouge chez le sculpteur Alexis André avant de s’exiler à Londres avec sa femme et sa fille unique.

Subvenant aux besoins de sa famille en étant naturaliste, Dalou reprend peu à peu la sculpture et se tourne vers des scènes intimistes. Il parvient à se faire un nom en Angleterre, et reçoit en 1877 la commande d’une fontaine publique en marbre intitulée Charity, ainsi qu’un monument pour la reine Victoria dédié à ses petits-enfants morts en bas-âge et exposé dans une chapelle du château de Windsor. Il devient le chef de file d'une approche nouvelle des techniques de sculpture que l'on appelle "The New Sculpture", alliant la sculpture à l'architecture. 

Le 1er mai 1874, le conseil de guerre du gouvernement Mac Mahon avait condamné par contumace Aimé-Jules Dalou aux travaux forcés à perpétuité. Ce n’est qu’en mai 1879, après avoir été amnistié sous le président Jules Grévy, le premier président républicain authentique, que Dalou et sa famille rentrent d’exil et retrouvent enfin la France après huit années passées à Londres.

Aimé-Jules Dalou s’installe à Paris et commence une extraordinaire carrière, réalisant quelques-uns des plus beaux monuments publics du XIXe siècle – notamment Le Triomphe de la République commandé en 1879 par la municipalité de Paris pour l’actuelle Place de la Nation. Ses pièces majeures figurent dans les musées du monde et sur les places de Paris, Bordeaux, Oran, Quiberon, Bourges, Auteuil, Londres. Ses gisants de Blanqui et de Noir sont des chefs-d’œuvre, et le jardin du Luxembourg abrite trois groupes parmi les plus réussis.

Même si Dalou a connu la gloire pour ses créations officielles, il a su également mettre son talent au service de sujets plus intimes. Sa prédilection pour les scènes mythologiques, comme les Bacchanales ou le thème des baigneuses qui ont traversé son œuvre, n’est autre que le résultat de son admiration pour les grands maîtres du XVIIIème, Houdon, Falconet et Boucher.

Le Petit Palais possède parmi le fonds d’atelier de l’artiste acquis en 1905, un modèle en plâtre de notre sculpture.

 

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