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Olivier Debré

Rouge 76

Huile sur toile signée et titrée au dos

116,5 x 73 cm cm

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Rouge 76
Huile sur toile signée et titrée au dos
116,5 x 73 cm

Biographie de Olivier Debré

Oliver Debré commence à dessiner, peindre et sculpter  vers l’âge de 14 ans, il est naturellement influencé par les paysages impressionnistes de son grand-père, le peintre Édouard Debat-Ponsan

En 1938, il est reçu à l’École des Beaux-Arts et intègre l’atelier d’architecture dirigé par son oncle Charles Maresquier. Puis en 1939,  il devient l'élève de Le Corbusier.

À l’âge de 20 ans, Olivier Debré est déjà bien intégré au milieu artistique parisien. Vers 1941, à l’occasion de la présentation de quelques-unes de ses toiles à la galerie de Georges Aubry, il rencontre Picasso. Les visites répétées à l’atelier de ce dernier auront une influence décisive sur le jeune peintre. Il cherche désormais à exprimer son émotion sans passer par la représentation. Sa peinture est alors abstraite et solidement construite.  Pour lui, le signe apparaît comme l’incarnation de l’émotion et de la pensée. Tout en étant abstrait, il considère que le signe ne signifie pas autre chose que la réalité.  Il rencontre des peintres avant-gardistes comme Pierre Soulages, Serge Poliakoff et Nicolas de Staël.

« Signe de ferveur noir » (1944-1945), témoigne du passage de la figuration à la non-figuration chez Olivier Debré.

 En 1949, a lieu sa première exposition personnelle à la galerie Bing. Les toiles présentées, très colorées et expressives, sont l’objet d’une critique favorable. Olivier Debré y rencontre plusieurs artistes tels Gérard Schneider, Deyrolle, Dewasne, Michel Atlan et Hartung.

Autour de 1950,  il  privilégie la matière et les couleurs sourdes. Toujours porté par l’idée du signe comme représentation de la pensée, il peint la série des grands « Signes personnages » que l'on retrouve dans des dessins à l'encre. Bien que cette série soit le fruit d’une recherche propre à  l'artiste,  l’utilisation du couteau en aplat et d’une palette sobre tendant vers le monochrome n’est pas sans rappeler les travaux de Nicolas de Staël de la même période.

 Au tournant des années 1960, son oeuvre prend un tournant suite à ses rencontres aux États-Unis avec les maîtres de l'expressionnisme abstrait (Kline, Rothko, Olitski).  Il revient au paysage et trouve sa voie originale. Il peint de très grands tableaux, en faisant glisser une sorte de pinceau-balais sur la toile au sol. Son intervention sur l'espace pictural exalte la couleur, la matière est étalée en larges champs monochromes ondulés, avec des ponctuations de concrétions épaisses et colorées qui délimitent et génèrent l’espace. Il est un grand coloriste. Sa peinture a évolué vers une spatialité qui renvoie à la liberté et à l'impermanence de la nature.

Il  la qualifie d’abstraction fervente car elle symbolise l’émotion suscitée par la contemplation d’un paysage. Il peint le plus souvent au dehors, intégré au paysage, éliminant au mieux la distance qui existe entre la perception et la transcription.

Par ses titres, l’artiste révèle les paysages représentés: Vue à Tolède, 1958 ; Jérusalem ocre rose, 1972; Rose de Madurai, taches vives, Inde 1989; Pâle rose de Teotihuacan, Mexique 1997.

En 1967, Olivier Debré représente la France à l’Exposition Universelle de Montréal. Pendant la décennie 1970 il voyage beaucoup, notamment en Norvège, à la recherche de nouveaux paysages. À ce propos, il écrit un texte, «Impressions de voyages», pour le catalogue de l’exposition de la galerie Ariel en 1973. De 1980 à 1985 il enseigne à l'École supérieure des Beaux-Arts à Paris.

Au cours des années 80-90, il bénéficie de plusieurs commandes publiques, la plus importante étant celle du rideau de scène de la Comédie-Française inauguré en 1987. Le rideau de scène de l’Opéra de Hong-Kong, réalisé à la demande de la fondation Louis Vuitton, est inauguré en 1989 et celui du nouvel opéra de Shanghai en 1998. Il peint également les fresques murales du théâtre des Abbesses à Paris, dessine un timbre pour la poste et des vitraux. En 1995, le Musée du Jeu de Paume présente une rétrospective qui circule ensuite en Europe et en Amérique latine.

En 1997, il collabore avec la chorégraphe Carolyn Carlson pour qui il réalise les décors et les costumes du ballet «Signes» dont le thème est la peinture d’Olivier Debré.

Parallèlement, il a été aussi sculpteur et illustrateur. Il a illustré les livres de Michel Déon, Julien Gracq, Francis Ponge et Edmond Jabes. Il a publié quelques essais artistiques et proposé une nouvelle architecture adaptée à la ville contemporaine.

En mars 1999, il est élu Membre de la section peinture à l'Institut, Académie des Beaux-Arts. Il meurt à Paris deux mois après, le 1er juin 1999.

Une Fondation Debré sera construite à Tours à la place de l'École Supérieure des Beaux-Arts.

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