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Victoria Dubourg Fantin-Latour

Nature morte aux pêches

Huile sur toile signée en bas à droite 

28,5 x 43,5 cm cm

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Nature morte aux pêches
Huile sur toile signée en bas à droite 
28,5 x 43,5 cm

Biographie de Victoria Dubourg Fantin-Latour

Née à Paris, Victoria Dubourg passa une partie de son enfance à Francfort, en Allemagne, où son père était professeur de français. Manifestant de grandes dispositions pour la peinture, elle devint l’élève de Fanny Chéron dès son retour à Paris. Elle rencontra Manet en 1860, avec lequel elle se lia d’amitié et qui inspira ses premiers travaux. En 1866, alors qu’elle copiait les chefs-d’oeuvres du musée du Louvre, elle fit la connaissance de Henri Fantin-Latour, qu’elle épousa le 15 novembre 1876.

Elle exposa au Salon de la Société des Artistes Français de 1869 à 1902. Elle y obtint une Mention Honorable en 1894 (Oeillets dans un vase) et une médaille de 3ème classe en 1895 (Panier de fleurs). Elle fut également membre de la Royal Academy de 1882 à 1896, ainsi que de la Société des Amis des Arts de Grenoble à partir de 1909. Elle fut nommée Chevalier de la Légion d’Honneur en 1920.

Le critique Jacques-Emile Blanche, réputé difficile, la qualifia de “femme supérieure et peintre de mérite”, ce qui n’est pas un mince éloge sous sa plume. Connue pour son intelligence, Victoria Dubourg évoluait auprès de personnes de talent et fréquentait de nombreux artistes et écrivains. Elle était également mélomane et jouait du piano, défendant avec ferveur les compositeurs contemporains allemands Wagner et Brahms.

Résidant à Paris, Victoria passait tous ses étés depuis 1878 à Buré, dans l’Orne, où elle possédait une maison héritée de son oncle. Fantin-Latour et elle aimaient y choisir leurs modèles floraux. A la mort de son mari, avec lequel elle s’entendait à merveille, elle se consacra entièrement à perpétuer l’oeuvre de celui-ci. Elle classa méthodiquement toutes ses lettres et tous ses travaux, qu’elle avait soigneusement conservés, et organisa avec Léonce Bénédicte une rétrospective de son oeuvre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Elle rédigea également son catalogue raisonné, qui l’occupa entièrement jusqu’à sa publication en 1911.

Victoria Fantin-Latour faisait partie du cercle d’Edouard Manet, Berthe Morisot et Edgar Degas. Ce dernier, dont elle était très proche, peignit son portrait en 1868-1869 (Toledo Museum of Art).  Cependant elle garda ses distances avec les Impressionnistes. Spécialiste des études de fleurs et de fruits, ses natures mortes se rapprochent de celles de Jean-Baptiste Siméon Chardin, dont la tradition sera revalorisée au 19ème siècle par Adolphe-Felix Cals et François Bonvin.

La technique employée par Victoria Dubourg est proche de celle de son mari, Fantin-Latour, au niveau de la texture, de la lumière et des fonds. Toutefois, nombre des tableaux de Victoria Dubourg montrent une individualité forte. Les objets qu’elle dispose dans ses tableaux sont souvent plus élégants et plus variés que ceux de Fantin, et elle s’attarde plus sur les riches contrastes de couleurs et de textures. On peut même noter dans ses peintures certaines références aux estampes japonaises. La qualité de ses travaux peut être admirée dans les musées. Elle réalisa également de remarquables portraits, comme celui de sa soeur Charlotte en 1870 (Musée de Grenoble). Fantin-Latour et elle travaillèrent entre autres pour des commanditaires anglais, dont Madame et Monsieur Edwards, ce qui leur assura des revenus confortables. Henri Fantin-Latour réalisa six fois le portrait de Victoria, dont un à l’occasion de leur mariage, en 1876 (Musée de Grenoble). 

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