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Frederick Goodall R. A

Prière dans la mosquée Sultan Hassan

Huile sur toile  signée du monogramme FG en bas à droite et datée 1876

61 x 91 cm cm

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Prière dans la mosquée Sultan Hassan
Huile sur toile  signée du monogramme fg en bas à droite et datée 1876
61 x 91 cm

Biographie de Frederick Goodall R. A

Fils du célèbre graveur Edward Goodall, l’un des deux graveurs officiels des œuvres de William Turner, Frederick grandit dans un univers artistique. La demeure familial, Mornington Grove Cottage, est régulièrement fréquentée par les artistes John Ruskin, Clarkson Stanfield, Augustus Pugin, David Roberts et bien sûr le maître William Turner. Tous ces artistes encouragent Frederick et son frère aîné Edward à s’exercer à l’aquarelle et à la peinture.

Frederick Goodall débute son apprentissage à la Wellington Road Academy et passe son temps libre à dessiner au zoo de Regent’s Park et le long des rives de la Tamise. Lors de la construction du tunnel de la Tamise qui relie Rotherhithe et Wapping, l’ingénieur français et concepteur du tunnel, Isambar Brunel, lui commande une série d’aquarelles décrivant l’avancement des travaux. Alors qu’il n’est âgé que de seize ans, quatre de ses aquarelles sont exposées à l’Académie Royale. À la même période, il présente à la Société des Arts de Londres une huile intitulée La noyade du mineur, qui obtient la médaille d’argent. Avec sa récompense, Frederick Goodall finance son premier voyage hors d’Angleterre, direction la Bretagne avec son frère Edward.

De retour à Londres, il participe à de nombreuses expositions et ses tableaux sont très  appréciés des amateurs. A vingt ans,  Goodall a déjà exposé plus d’une dizaine  de  fois et  vit  confortablement de son art. En 1852, il est élu membre associé de l'Académie Royale de Londres.

Animé d’une soif d’aventure et souhaitant élargir ses horizons, il décide de rejoindre son ami Carl Haag et un groupe d’artistes en Egypte. Ce voyage inaugure une nouvelle orientation artistique, puisque Goodall délaisse à partir de 1858 les paysages anglais  pour se consacrer  pendant  plus de  quarante ans à des sujets orientalistes, presque exclusivement égyptiens.

Arrivé en Egypte à l’automne 1858, il s’installe auprès de son ami Carl Haag dans un quartier copte du Caire. Ensemble, ils vont traverser le désert de Suez et vivre au contact des tribus bédouines. Goodall décrit dans ses mémoires la fascination pour ce pays qui l’enchante « les foules grouillantes et colorées des bazars, les chameaux qui se bousculent dans les rues étroites surplombées de balcons pittoresques sculptés, le silence des mosquées, le Sphinx au clair de lune, la voile d'un felouque sur le Nil, le vaste mystère du désert » autant de sensations qui inspirent ses œuvres.

Après sept mois en Egypte, Goodall retourne à Londres et commence à travailler sur de grandes toiles inspirées de ses nombreuses esquisses égyptiennes réalisées in situ. En 1860, il expose à l’Académie Royale de Londres Un matin dans le désert de Shur qui reçoit de nombreux éloges de la critique et d’artistes comme Landseer et Roberts.

En 1869, l'Académie Royale s'installe à Burlington House où Goodall est invité à présenter cinquante études achevées pendant son séjour en Egypte. La quasi-totalité de ces esquisses est achetée par le célèbre marchand d'art Ernest Gambart.

L’année suivante, accompagné de ses deux jeunes fils Trevelyan et Howard, Goodall retourne en Egypte et s’installe près de Saqqarah, dans la maison du célèbre égyptologue français François Auguste Mariette, dit Mariette-Bey. Très vite, il entreprend de suivre les bédouins  dans leur quotidien afin de mieux retranscrire sur la toile leur mode de vie et leurs costumes. Il remplit son carnet de voyages de croquis, de portraits et utilise également la photographie  afin de rester le plus fidèle possible aux décors qu’il voit.

Ce voyage sera le dernier car ses fils grandissent et il préfère les scolariser à Londres en 1872.  Installé dans une magnifique maison,  Frederick Goodall accueille et conseille de nombreux artistes. Personnalité importante de la haute société londonienne, il reçoit fréquemment des gens célèbres et influents dont le Prince de Galle ou Charles Dickens. Le peintre exécute toujours des tableaux orientalistes, et une de ses dernières œuvres Le charmeur de serpent datée de 1901 est envoyée à Marlborough House pour Son Altesse Royale, le prince de Galles.

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