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Eugène Pierre Giraud 

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Biographie de Eugène Pierre Giraud 

Modeste officier d’infanterie, le père d’Eugène Giraud espère néanmoins offrir à son fils de bonnes études grâce l’obtention d’une bourse. Par un heureux concours de circonstance, il rencontre l’Impératrice Marie-Louise d’Autriche qui, charmée par la personnalité du jeune garçon lui offre la possibilité de suivre des études dans un lycée. C’est ainsi que jusqu’à l’âge de quatorze ans Giraud étudie loin de sa famille au lycée d’Orléans.

Déjà à cette époque il dessine sans cesse, couvrant ses cahiers de croquis de ses camarades aussi bien que de ses maîtres. Lorsqu’il revient dans sa famille, son père d’abord réticent se laisse finalement convaincre et accepte de l’envoyer étudier dans l’atelier de Louis Hersent.

En 1820 il fréquente un autre atelier, celui de Joseph-Théodore Richomme. Puis Giraud entre à l’école des Beaux-Arts vers la fin de l’année 1821, où il va apprendre la technique de la  gravure, art dans lequel il se révèle excellent. L’élève travailleur et attentionné est vite récompensé et il remporte en 1826 le grand prix de Rome dans la section gravure.  

Bien qu’Eugène Giraud se sente destiné à la peinture et qu’il souhaite abandonner la gravure, il lui faut néanmoins trouver un moyen de subsister afin de ne pas inquiéter son père vieillissant. C’est ainsi qu’il commence sa carrière en envoyant divers dessins et portraits à des éditeurs. Il réalise aussi quelques gravures pour l’État, dont une reproduction du tableau du Louvre, La Vierge au coussin vert d’Andrea Solari.

C’est seulement après la mort de son père en 1832, que Giraud décide de se consacrer pleinement à la peinture. Il commence par exécuter un nombre important de portraits au crayon, qui le font vivre modestement. Il obtient une médaille de 3ème classe au Salon de 1833, où il expose cinq portraits dont celui de Jules Janin et d’Hérold.

Giraud commence à être reconnu comme portraitiste et obtient de nombreuses commandes de la noblesse d’Empire. Il donne également quelques leçons de peinture et se plaît à exécuter des caricatures dont certaines sont aujourd’hui au Louvre. C’est un très bon pastelliste salué par la critique pour avoir remis cette technique au goût du jour lors du Salon de 1834. Ainsi Louis Auvray écrivait-il à l’occasion du Salon de 1864 « M. Eugène Giraud n’a pas exposé de pastel, genre qu’il a fait revivre en France et dans lequel il a égalé, sinon surpassé, ce qui avait été fait avant lui ».

Au Salon de 1836, il est récompensé d’une médaille de 2ème classe pour son tableau représentant le dauphin Charles, duc de Normandie sauvé des Parisiens par le prévôt lors de la captivité du roi Jean.

Artiste polyvalent, il côtoie les grandes figures du XIXème siècle, dont les écrivains Flaubert et Balzac. Il voyage aussi beaucoup, découvrant avec son frère l’Espagne, pays qui le fascine, puis l’Amérique, l’Algérie, l’Egypte, la Hongrie, l’Allemagne, la Suisse, Constantinople et Athènes.

À la fin des années 1840, il rencontre la Princesse Mathilde avec laquelle il entretiendra une longue amitié, jusqu'à sa mort en 1881. Alors qu’elle est installée à Paris en 1846 à la fin du règne de Louis-Philippe, elle fait venir de nombreux artistes et écrivains dans les Salons du Louvre. Amoureuse des Arts et peintre à ses heures, elle considère Giraud comme son maître. Ce dernier bénéficie de sa protection et durant quinze ans, il travaille chez elle presque tous les jours. Elle lui aménage même un atelier dans sa résidence de Saint-Gratien, à une vingtaine de kilomètres de Paris. C’est là qu’il rencontre de nombreuses personnalités, et l’Empereur dont il réalise un portrait.

Ayant un goût et une connaissance prononcés pour les costumes, Eugène Giraud intéresse rapidement les auteurs dramatiques qui lui commandent des croquis. Il réalise une quantité abondante de maquettes de costumes, notamment pour Alexandre Dumas et Victor Hugo. Cette attirance certaine pour les vêtements régionaux se retrouve notamment lors de son voyage en Espagne, duquel Giraud reviendra chargé de costumes. Ils lui inspireront ses peintures espagnoles comme La mort du torero ou La danse dans une posada de Grenade.

En 1851 Eugène Giraud est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis est promu au grade d'officier en 1866.

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