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Adolphe Alexandre Lesrel

Seigneurs flamands visitant l'atelier de Rembrandt

Huile sur toile signée et datée 1884 en bas à gauche 

144 x 180 cm cm

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Seigneurs flamands visitant l'atelier de Rembrandt
Huile sur toile signée et datée 1884 en bas à gauche 
144 x 180 cm

Biographie de Adolphe Alexandre Lesrel

Peintre d'histoire et de scènes de genre, Adolphe Alexandre Lesrel est né à Genets, en Normandie, le 19 mai 1839, dans une famille aisée. En 1861, à l'âge de 22 ans, il entre à l'École des Beaux-Arts dans l'atelier du peintre Jean Léon Gérôme, un des artistes les plus importants de «l'académisme». À cette époque, la peinture d'histoire est une finalité aux Beaux-Arts.  Très influencé par la conception artistique et la facture de l'artiste Jean Louis Ernest Meissonier (1815-1891), dont les oeuvres étaient connues en Europe et aux États-Unis, il peint dans le genre de ce maître, adoptant son style extrêmement abouti et minutieux, dans des scènes de genre à connotation historique.

C'est six ans exactement avant la mort de ce dernier, en 1891, que Lesrel connaît son premier succès. A partir de 1885, il devient membre de la Société  des Artistes Français et y expose régulièrement tous les ans.  En 1889, il obtient une mention honorable à l'Exposition Universelle.  A partir de 1890, il expose également au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. (Propos de Chasseurs, 1905; Récits de Chasse, 1907; L'Imagier, 1908; Les Joueurs d'Echecs, 1910; Trio d'Amateurs, 1911; Les Constructeurs, 1914...). Pendant toute sa carrière il récoltera prix, médailles et récompenses officielles. En 1872, il épouse Joséphine Létang, qui était un de ses modèles. Ils auront 2 filles que Lesrel a peint sur le même tableau, «L'Alsace-Lorraine», aujourd'hui conservé au Musée d'Avranches.

En Europe, la première moitié du 19è siècle correspond à la naissance du roman historique. Les écrits de Walter Scott sont traduits dans tout le continent, et en France cette mode se manifeste à travers le succès des romans d'Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte Christo ou Henry III. En art, ce renouveau d'intérêt est révélé par les oeuvres des peintres pré-préraphaélites en Angleterre, et leur vue hautement romancée du passé. En France, cet engouement conduit à un nouveau genre de peinture historique dont Meissonier devient  pionnier. Ses compositions détaillées témoignent d'une recherche profonde et méticuleuse  d'un passé idéalisé,  et ouvriront la voie à des artistes comme Adolphe Lesrel.
C'est dans ce contexte que Lesrel peint de nombreuses scènes de genre d'inspiration historique. Presque toutes les scènes se passent en intérieur, les personnages sont en costume d'époque Louis XIII, et le décor est là pour compléter cette volonté d'authenticité historique: mobilier Renaissance ou Louis XIII, armes du 17ème siècle, objets de décoration anciens.
Ces nouvelles «scènes de genre historiques»  sont souvent élaborées comme la mise en scène théâtrale d'un groupe de personnes, qui s'adonnent à des divertissements tel qu'un récit chasse, un  jeu de société, une répétition de musique ou bien encore, comme dans notre tableau, la visite de l'atelier d'un grand maître de la peinture...

On retrouve parfois dans ces peintures le portrait du commanditaire à travers les scènes d'inspiration Louis XIII. Ses personnages de prédilection sont des mousquetaires jouant aux cartes ou aux échecs, des visiteurs matinaux, des gentilshommes occupés à leur correspondance, lancés dans une conversation, des chevaliers en armure ou des serviteurs vaquant à leurs occupations domestiques, et bien-sûr, des femmes du 17ème. Tous sont prétextes à dépeindre des silhouettes élégantes, vêtues de  riches costumes, évoluant dans un intérieur raffiné.


Comme Meissonier, Lesrel est attentif au moindre détail. Dans un souci de véracité, son pinceau dépeint avec minutie et fidélité une situation historique. Les textures des costumes du 17è siècle, les tentures, les meubles, les matériaux luxueux sont mis en valeur grâce à une palette de couleurs vives et un jeu de lumière ciblé qui lui permettent d'évoquer avec virtuosité la soie, le velours, les brocards, le cuir, le bois, le cuivre ou le verre.

Les spécialistes s'accordent à dire que le travail de Lesrel a rejoint celui des maîtres flamands des 17è et 18è siècles, tant par la richesse des coloris que par sa «touche». Aujourd'hui encore, Lesrel doit son succès à cette virtuosité technique, à la solidité absolue de ses compositions et au choix de ses  sujets. À Genêts, où il meurt en 1929, il a réalisé un vitrail pour l'église, et le tableau «Le Chevalier Blanc», qui se trouve à la Mairie.

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