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Giuseppe Palizzi

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Biographie de Giuseppe Palizzi

Aîné des frères Palizzi, Giuseppe étudie à l'institut des Beaux Arts de Naples où il s'établit en 1837, en compagnie de son frère Filippo. À cette période, l’école napolitaine est divisée entre les peintres académiques et le mouvement néo-romantique. En 1839 et 1841, il expose à la Biennale Borbonica des paysages historiques aux accents romantiques, et ses tableaux obtiennent un certain succès à Naples auprès des collectionneurs locaux. Il se démarque toutefois par des oeuvres comme « Paysage avec maison rustique » (1841, Naples, Museo e Gallerie nazionali di Capodimonte) où il retire tout détail anecdotique à sa composition, accordant à la nature une place prédominante. Cette liberté prise dans le rendu très réaliste va à l’encontre de l’idéalisation du paysage enseigné par Anton Sminck Pitloo et Gabriele Smargiassi.

En 1844, il s’établit à Paris. Il est alors en contact direct avec ses maîtres Corot et Courbet, auprès desquels il affine sa technique de paysagiste. L’année suivante, il expose au Salon des Artistes Français un « Paysage Historique ». Dès lors, il exposera régulièrement au Salon jusqu’en 1888. Confronté aux recherches plus avancées des peintres français, dont le rapport avec la nature est constant, tout comme l’attrait pour les palettes sombres et le goût pour les paysages préservés ou le travail rural, Giuseppe Palizzi décide de prolonger son séjour parisien. Ses travaux suscitent rapidement un intérêt car, dès 1848, il obtient une médaille de deuxième classe au Salon des Artistes Français. À l’exception de brefs retours en Italie, il s’installe définitivement dans la capitale française, fréquentant régulièrement les sites de la forêt de Fontainebleau.

Les séjours de Giuseppe Palizzi à Naples en 1854, 1859 et 1866 ponctuent les recherches artistiques menées par chacun de ses frères. Filippo, resté à Naples et Giuseppe installé à Paris, contribuent de façon très importante à la diffusion des recherches des peintres de l’école de Barbizon, et leur travail d’après nature. Le travail mené par Giuseppe Palizzi et Alberto Pasini à leurs débuts est emblématique de l’impact de l’environnement de la forêt de Fontainebleau et de la concomitance des recherches entre l’Italie et la France.

Marlotte et Grez-sur-Loing deviennent les sites privilégiés de la présence italienne dans la forêt de Fontainebleau. Giuseppe Palizzi, après son séjour à Barbizon, s’installe dans un premier temps à Marlotte et y demeure jusqu’au milieu des années 1860 tout en conservant un atelier à Paris. En 1868, il s’installe à Grez-sur-Loing, où il s’est arrangé avec l’aubergiste Chevillon pour faire construire, sur une dépendance de l’auberge dédiée aux jeux de boules, un atelier pour lequel il signe un bail de dix ans.

Cependant, sa reconnaissance publique en France se fait essentiellement sur ses qualités d’animalier. Il est notamment chargé par l’État en 1856 de « portraiturer » les béliers mérinos et les brebis de la bergerie de Rambouillet. Il effectue également des études d’animaux réalisées au Jardin des Plantes.

Giuseppe Palizzi s’impose aux Salons avec des tableaux aux formats inhabituels compte tenu du sujet. En 1850, il présente une huile sur toile intitulée « Le Retour de la foire » (Langres, musée de la Société historique et archéologique), dont les dimensions s’élèvent à deux mètres de large environ sur plus d’un mètre cinquante de haut. Le sujet n’est pas sans rappeler les peintures de genre de Jean-Louis Demarne. Neuf ans plus tard, encouragé par les recherches de Gustave Courbet, « La Traite des veaux dans la vallée de la Touque » occupe un panneau entier du salon central de l’exposition, avec des dimensions colossales : plus de trois mètres de haut sur près de six mètres de large (ce tableau est aujourd’hui conservé au Musée des Beaux-Arts de Rouen).

Au cours des années 1870, Giuseppe Palizzi effectue un renouveau artistique remarqué, une autre approche de la peinture de paysage. Il expose au Salon de 1874 une toile simplement intitulée « La Forêt ». La composition y est dépouillée et ne laisse voir que la profondeur de la futaie et les branchages sinueux. Le réalisme du dessin s’allie parfaitement à une palette colorée réduite à des tonalités de verts sombres, expurgeant toute connotation romantique telle que nous pouvons la trouver chez Narcisse Diaz de la Peña ou Constant Troyon. En outre, la toile de très grand format choisie par l’artiste procure une émotion à la fois physique et poétique. Au lieu de nous mettre à distance, le peintre napolitain appelle à une immersion dans un univers végétal. Comme l’indiquent les titres des tableaux exposés dès lors au Salon, le peintre napolitain renouvelle ce type de composition, montrant qu’il a trouvé une expression personnelle détachée des orientations artistiques de son frère et des peintres de l’école de Barbizon.

Giuseppe Palizzi aura une influence considérable sur les peintres paysagistes napolitains. Il les incitera à étudier les effets de la lumière, et ouvrira la voie à Domenico Morelli (1826-1901), à Bernardo Celentano (1835-1863), à Francesco Altamura (1822-1896) qui deviendront les maîtres de cette école.

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