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Alexandre Roubtzoff 

Le souk

Huile sur toile  signée, située et datée en bas à gauche A. Roubtzoff Tunis 1915 et en bas au milieu en arabe Tunis Hégire 1333

100 x 158 cm cm

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Le souk
Huile sur toile  signée, située et datée en bas à gauche a. roubtzoff tunis 1915 et en bas au milieu en arabe tunis hégire 1333
100 x 158 cm

32 avenue Marceau
75008 Paris

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Biographie de Alexandre Roubtzoff 

Né à Saint-Pétersbourg, Alexandre Roubtzoff est guidé dans le milieu artistique par sa tante Jekaterina Alexandrovna Wachter, artiste peintre qui l’inscrit dès l’âge de neuf ans à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Il suit durant de nombreuses années l’enseignement de Kardousky Zionglinski, ami de sa tante qui influence fortement son travail.

A l’été 1899,  Roubtzoff  accompagne sa tante et son maître à travers un voyage en Europe. Cette escapade se renouvellera plusieurs étés durant lesquels ils sillonneront le continent, visitant la Russie, la Crimée, La Pologne mais aussi la France, l’Italie ou encore la Sicile.

En 1904, Alexandre Roubtzoff intègre l’Académie Impériale de Saint-Pétersbourg où il fréquente  la classe de Kardosky. Pendant les six années d’enseignement,  outre  les exercices quotidiens de dessins, d’anatomie et de perspective, Roubtzoff suit une formation théorique comprenant des cours d’histoire de l’art, d’archéologie et d’esthétique. Cet enseignement  permet à l’artiste d’évoluer dans différents styles et de se constituer de solides bases artistiques et techniques.

Il obtient en novembre 1912 le Grand Prix de Peinture de l'Académie Impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg avec une peinture d'intérieur aujourd'hui conservée au musée de l’Ermitage.  Ce Grand Prix lui permet d’obtenir une bourse de voyage de 4 ans.  En contre- partie à l’issue de cette période, il aura l’obligation d’exposer toutes ses œuvres à l’Académie Impériale.

En 1913, son premier voyage l’emmène en Espagne. L’Andalousie le fascine à tel point qu’il souhaite aller à la découverte de la lumière orientale et de l’architecture mauresque. Lors d’un court séjour au Maroc, il découvre à Tanger la beauté du monde orientale, la lumière saisissante des rues de la médina, le regard  profond des femmes et l’animation des souks. Là, on  lui conseille de se rendre en Tunisie pour découvrir cette fameuse lumière qu’il recherche tant et dont ses œuvres se trouveront imprégnées. 

Ainsi pour ses 30 ans, il arrive à Tunis le 1er avril 1914, et se dirige sans tarder vers le Sud du pays. En 1915, suite à la révolution bolchévique et aux terribles évènements qui secouent l’Europe, Roubtzoff décide de s’établir définitivement à Tunis. Il ne reverra plus son pays natal.  

Ami du baron Rodolphe d’Erlanger installé à Sidi Bou Saïd, il se hisse au rang de peintre officiel de la Tunisie, ce qui lui vaut l'attribution de la décoration honorifique du Nichan-Iftikhar en 1920. La même année au Salon Tunisien, il expose cent vingt œuvres. Alexandre Fichet le surnomme alors « le peintre de la lumière ».

Très attaché à la  France, Roubtzoff séjourne fréquemment à Paris où il expose en 1921 à la galerie Manuel Frères. Il participe à l’Exposition Coloniale de Marseille, et au Salon d’Automne à Paris en 1922.  Sa vie se partage désormais entre la Tunisie et la France qui lui donne la nationalité française en 1924.

L’artiste fréquente l’Institut de Carthage et réalise des portraits mondains qui lui ouvrent les portes de la haute société coloniale. Il réalise aussi des paysages postimpressionnistes avec une touche élégante qui séduisent autant que ses portraits de bédouines. Ces paysages démontrent sa fascination pour la vibration de la lumière et reflètent son immense attachement pour son pays d’adoption.

Roubtzoff explore et suit la voie de la peinture ethnographique. Cet artiste singulier peint de nombreuses scènes de genre tirées de la vie quotidienne faisant de lui un témoin exceptionnel des coutumes locales. Sa peinture remarquable par sa qualité et par son aspect documentaire témoigne des précieux moments d’une époque révolue. Il est le peintre de la Tunisie par excellence.

L’artiste est présent à de nombreux salons en Afrique du Nord et en France. En 1929, il participe au salon Nord Africain à Casablanca, et de 1930 jusqu’à 1946, il expose au Salon des Indépendants. Ses œuvres figurent à titre posthume au Salon tunisien de 1950, 1951 et 1952.

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