Paul Chocarne-Moreau (1855-1931)
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 | « Heureuse rencontre »Huile sur toile / signé en bas à droite 46 x 54 cm Prix : Vendu |

Biographie de Paul Chocarne-Moreau
Peintre de genre, Paul Chocarne-Moreau est l' élève de William Bouguereau et de Tony Robert-Fleury à l'Académie des Beaux-Arts de Paris.
Excellent portraitiste, Paul Chocarne-Moreau décide très vite de mettre son talent au service de son thème préféré: l'enfance, qu'il illustre à travers des scènes de la rue parisienne.
En effet, avant la Loi de Jules Ferry en 1882 sur l'obligation scolaire, il est courant que des enfants soient engagés dès l'âge de 10 ans par des artisans, commerçants et marchands des quatre saisons pour des salaires de misère. Souvent vêtus de guenille, le visage couvert de suie, portant des paniers trop lourds pour eux, ces enfants, du ramoneur à la petite marchande de fleurs, vont devenir un sujet d'inspiration important chez les artistes réalistes du 19 ème siècle, en peinture comme en littérature.
Cependant, contrairement à d'autres peintres de son époque, Paul Chocarne-Moreau n'offre pas une vision pessimiste ni désespérée de la vie de ces petits apprentis parisiens. Chocarne-Moreau ne dramatise jamais la scène et, humoriste, se plaît à mettre de la gaieté dans ses toiles.
Chez lui, cuisiniers, pâtissiers, ramoneurs, sont croqués au cours de leurs échanges animés ou profitant d'un court moment de liberté pour faire des blagues, comme dans notre tableau, où un jeune apprenti pâtissier est pris sur le vif en train de dessiner sur un mur couvert d'affiches colorées. Dans ses tableaux, les enfants qu'il représente sont solidaires à travers un repas qu'ils partagent, un jeu ou une farce qu'ils inventent, et affichent des visages coquins et souriants.
Les couleurs sont tranchées. La silhouette noire d'un petit ramoneur couvert de suie contraste avec la blancheur immaculée d' un apprenti pâtissier à la toque et la veste impeccables, et dans ses toiles, la présence fréquente d'affiches bariolées sur les palissades au deuxième plan apporte une autre touche de gaieté à sa composition.
Déjà célèbre de son vivant, et très productif, Paul Chocarne-Moreau expose à presque tous les Salons à partir de 1882. («Au plus adroit», Salon de 1905; «Mi-carême», 1907;«Heureuse rencontre», 1908; «Sur la barricade», 1909; «Saute-mouton», 1911; «Libre échange», 1913...)
Paul Chocarne-Moreau obtient une Mention Honorable en 1886 («Avant le Salon») et une Médaille de bronze à l'Exposition Universelle de 1889.
La fraîcheur et la simplicité de ses oeuvres sont appréciées du grand public et des collectionneurs, et ses tableaux ont été fréquemment reproduits dans la presse, notamment en couverture du Monde Illustré. Paul Chocarne-Moreau a souvent été présenté comme un précurseur de l'artiste américain Norman Rockwell.