
Biographie
de l'artiste
Peintre de genre, de sujets typiques, de portraits, et célèbre orientaliste, fils de l’architecte Léopold Ernst, Rudolf Ernst entre dès 1869 à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne où il est l’élève d’Anselme Feuerbach. Poursuivant ses études à Rome, il en profite pour parcourir l’Italie du Nord au Sud, avant d’entreprendre de plus grands voyages qui le mèneront aux Etats-Unis, en Espagne et au Maroc. Il se fixe à Paris en 1876. Il commence à exposer aux Salons de Vienne et de Munich en 1875, et à Paris, à l’Exposition Universelle de 1889 où il obtient une Médaille de bronze et à celle de 1900 où il reçoit une Mention Honorable. Il reçoit de nombreuses commandes officielles, de l’Eglise et de l’Etat, à Vienne, en Turquie et en France, dont celles du maréchal Mac Mahon. Jusqu’en 1884, il peint des scènes de genre et des portraits d’enfants. À partir de 1885, il ne fait plus que des tableaux orientalistes à décors marocains, turcs ou hispano-mauresques, où l’on remarque son extraordinaire habilité à peindre les moindres détails. Fumeurs accoudés près de leur narghilé, savants penchés sur les textes sacrés, femmes et odalisques languissantes dans les harems, (La Manucure, Passe-temps au Harem), ces sujets sont toujours traités avec une sorte de splendeur à la vénitienne, dans des compositions qui mêlent avec succès les citations architecturales, les accessoires et les costumes les plus divers. Cette profusion d’éléments décoratifs de la civilisation orientale est caractéristique du travail de Rudolf Ernst et joue un rôle prépondérant dans ses tableaux. (La lecture du Coran, Le Vieil Homme et son Elève, la Lumière du Harem, Mosquée des Pigeons à Constantinople, La Moisson des Roses). Après un voyage à Constantinople en 1890 il s’intéresse à la décoration des carreaux de faïence, technique qu’il apprend dans l’atelier du céramiste Léon Fargue. Rudolf Ernst meurt près de Paris en 1932 après avoir été naturalisé français.
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