Alexandre Callède (1899-1980)
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 | « Femme Foulbée »Sculpture en bois d'ébène / Signée dans le bois, contresignée et titrée sur le socle d'origine 49 cm |

Biographie de Alexandre Callède
Né à Morcenx dans les Landes, il est élève à l’École des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs de Bordeaux, où il obtient deux premiers prix de sculptures.
Vers 1925, il réalise le mobilier de la salle à manger de l'hôtel Frugès à Bordeaux. Ce bâtiment, qui fait face à la basilique Saint-Seurin, fut un véritable laboratoire de formes pour la région dans les années 25. En effet, Henri Frugès, industriel éclairé avait demandé à Le Corbusier un ensemble de maisons destinées à loger les personnels de ses raffineries de Sucre (elles existent toujours à Pessac et ont été restaurées). Il s’agit d’une table ronde en noyer avec en son centre un disque de verre dépoli éclairé du dessous par des ampoules électriques, accompagnée de six fauteuils montrant la transition entre les courbes de l'Art nouveau et les lignes droites du « retour à l'ordre » de l'Art déco. Ce mobilier acheté par la ville de Bordeaux en 1991 est aujourd’hui conservé au Musée des Arts Décoratifs de cette ville.
Il expose régulièrement au Salon des Artistes Français, et y obtient une mention honorable en 1930 pour son « Torse » en bois d’iroko. À partir de 1938, il participe au Salon d’Automne, dont il devient sociétaire. En 1947, il expose « Nanette » sculpture en bois d’iroko, taille directe et une statuette en bronze « Nu de jeune fille ».
Il acquiert plus tard la science du travail de la sculpture dans tous les matériaux. Largement inspiré par le thème animalier, il restera toujours attaché à ses racines landaises, et devient professeur à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux.
Alexandre Callède exécute surtout des pièces en bois, dans la lignée de Charles Despiau. Il réalise également quelques pièces abstraites vers 1968. André Malraux, Ministre des Affaires Culturelles, s’intéresse tout particulièrement à ses sculptures exposées au Salon des Artistes Français de 1965. À l’occasion du vernissage officiel, le Ministre commente magistralement son « Torse de jeune fille Foulbé », dont l’attitude, dit-il, marque une expression du corps typiquement africaine.
En 1941, il expose une « Femme Foulbée » en plâtre à la Galerie de la Société des Amis des Arts de Bordeaux. Celle-ci se trouve aujourd’hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Dans le Bulletin de la société de Borda n° 457 de l’année 2000, on peut découvrir une photo de l’artiste travaillant, dans son atelier du 19 rue Porte Basse à Bordeaux en août 1941, à la taille d’un bois pour la réalisation d’une tête similaire à la nôtre.