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Maurice Brianchon

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Biographie de Maurice Brianchon

Célébré par Gisèle d’Assailly comme un « peintre de la réalité poétique », Maurice Brianchon, artiste figuratif ancré dans le XXe siècle, choisit de s’exprimer par la couleur, avec une touche libre. Interrogeant sans cesse sa sensibilité, il parvient à se détacher des courants et des tendances de son temps, afin de libérer les émotions qui l’animent. Son œuvre est décrite selon ces termes par Jean-Louis Barrault : « La peinture de Brianchon, c’est la réalité qui rêve ». 

Né en 1899, dans la ville de Fresnay-sur-Sarthe, Maurice Brianchon présente très tôt de nombreuses prédispositions plastiques. De ce fait, il est reçu en 1917 à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et y intègre l’atelier de Fernand Cormon, réputé pour sa peinture d’histoire. Un an plus tard, il s’oriente vers l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il y suit l’enseignement de Paul Renouard - peintre et graveur connu pour ses portraits et ses figurations de danseuses – et celui d’Eugène Edouard Morand. Dans ce contexte, il fréquente des artistes tels que Joseph Inguimberty, ou Roland Oudot, peintre et lithographe, réalisant des gravures, peintures murales, ainsi que des décors de théâtre et des illustrations de livres. Par ailleurs, il se lie d’amitié avec Raymond Legueult, et rencontre François Desnoyer, peintre figuratif du début du XXe siècle, dont la production artistique tend vers le fauvisme et le cubisme, ainsi que Jacques Adnet, designer de mobilier connu pour sa contribution au modernisme français.  

En 1919, ses tableaux sont présentés pour la première fois au Salon d’automne - exposition artistique qui se tient chaque année depuis 1903. Cet évènement permet d’offrir des débouchés et une visibilité aux jeunes artistes. A l’occasion d’un voyage en Belgique et aux Pays-Bas, en arpentant les villes de Bruxelles, Anvers, Bruges, ou encore Amsterdam, l’artiste découvre les grands noms de la peinture hollandaise et flamande. Ayant achevé sa formation aux Arts décoratifs, il devient membre du comité du salon d’Automne, en 1922. Brianchon s’installe alors dans un atelier parisien, qu’il partage avec son ami Raymond Legueult. Il réalisera à ses côtés les costumes pour Grisélidis, à l’Opéra de Paris, ainsi que les décors du ballet La Naissance de la lyre, en 1925. La même année, il est nommé professeur à l’École Estienne, à Paris, puis à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, en 1936. 

Sa production artistique est primée par la Carnegie Institution de Washington, fondation de recherche scientifique créée en 1902 : à cette occasion, il reçoit le Garden Club Prize.  

Dans ce contexte, son œuvre obtient une renommée grandissante. Cependant, lorsque la seconde guerre mondiale éclate, Brianchon se voit mobilisé, comme un grand nombre de ses confrères. Il est dévoué à la section camouflage de l’armée française. Son courage et ses actes seront alors récompensés par les insignes de la Légion d’Honneur, ruban consacrant son talent et ses actes durant l’occupation.

Par la suite, en 1949, l’artiste est nommé professeur à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Son œuvre se fait remarquer par le Président de la République Vincent Auriol, fervent admirateur de l’artiste, qui l’invite régulièrement aux réceptions privées et officielles qu’il tient au palais de l’Élysée. Brianchon, armé de carnets de croquis, n’hésite pas à capturer ces évènements, source de nombreux sujets. 

Il multiplie les esquisses préparatoires, destinées à réaliser des toiles abouties. Par ailleurs, le Président de la République choisit de récompenser le travail que Brianchon réalise à l’Opéra de Paris, notamment sa conception des décors et des costumes du ballet intitulé Aubade, en 1952 : il obtient les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur.  

Son œuvre, obtenant une renommée internationale, est présentée au Royaume-Uni. Aussi est-il désigné par la direction des Arts et des Lettres à participer aux cérémonies du couronnement d’Elizabeth II, auquel il consacre 8 toiles. Quelques années plus tard, accompagné de sa femme, Maurice Brianchon part arpenter les rues de New York, en quête de nouveaux contacts. C’est au cœur de la galerie David B. Findlay, qu’il choisit de déposer trente toiles, à l’occasion d’une exposition exclusive. Profondément marqué par l’esthétique de cette ville démesurée, il s’attèle à retranscrire ces immenses gratte-ciels dans ses productions. Dès son retour en France, Maurice Brianchon devient membre de la Société des peintres graveurs français. 

Après New York, le peintre choisit d’exposer au Japon, en 1969. En effet, le galeriste nippon Chozo Yoshii, choisit de présenter une vingtaine de ses tableaux. Une monographie en japonais lui étant consacrée paraît à Tokyo en 1972. Tandis qu’il occupe une présence manifeste dans la sphère artistique japonaise, l’œuvre de Brianchon continue de séduire aux États-Unis, si bien qu’une cinquième exposition représente son travail. L’artiste expose régulièrement dans le monde entier, jusqu’à sa mort en 1979.

Maurice Brianchon
1899-1979

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