Girardot Louis-Auguste

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Biographie de Girardot Louis-Auguste ( 1856-1933 )

Louis-Auguste Girardot est un peintre orientaliste et lithographe français. 

Il naît en 1856 à Loulans-les-Forges et effectue toutes sortes de métiers pour subvenir à ses besoins et continuer à étudier le dessin. Pensionnaire de la Ville de Troyes, la ville lui accorde une bourse en 1880 qui lui permet de se rendre à Paris. 

Il devient alors l’élève des peintres Jean-Léon Gérôme et Paul Dubois à l’École Supérieure Nationale des Beaux-Arts de Paris. 

A partir de 1881, il expose au Salon des Artistes Français et devient membre de la Société nationale des Beaux-Arts. Au Salon de 1887, l’État fait pour la première fois acquisition de l’une de ses toiles, « Ruth et Booz », tableau qui se trouve actuellement au musée de Troyes. Cette reconnaissance prestigieuse lui fait obtenir une médaille, le Prix Marie Bashkirtseff. Année faste, il reçoit une bourse de voyage et part alors pour l’Espagne, l’Algérie et le Maroc, régions qui le mènent sur le chemin de l’orientalisme et lui inspirent de nombreuses compositions. A Tanger, il retrouve son ami et peintre Jules-Alexis Muenier, lui aussi lauréat d’une bourse et avec qui il fait une excursion jusqu’à Tétouan. 

Malgré son retour à Paris, ce voyage au Maghreb marque un tournant dans sa production artistique qui est presque entièrement dédiée à la représentation de scènes de la vie quotidienne marocaine. En effet, mis à part quelques paysages français, il dédie son pinceau aux scènes et paysages orientalistes et aux portraits de femmes marocaines. Leurs yeux en amande se détachent sur un fond de paysage aux tonalités roses, turquoise, vert ou brun. 

Par la suite, Louis-Auguste Girardot participe aux Expositions Universelles de Paris de 1889 et 1900 où il obtient des médailles d’argent. Pour l’Exposition Universelle de 1900, il compose une grande affiche lithographiée intitulée « L'Andalousie au temps des Maures » et organise l'exposition des peintres orientalistes pour le pavillon de l'Algérie.

Girardot obtient la consécration lorsqu’il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1903. Pour l’occasion, il choisit comme parrain son maître Jean-Léon Gérôme. 

Sa participation aux Expositions coloniales de 1906, 1922 et 1931 témoigne de sa foisonnante activité artistique. Cette abondance est aussi visible par sa présence pendant quarante ans au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts et où il est fait sociétaire. 

Sa carrière ne se résume pas à sa production picturale puisqu’en 1907 il fonde avec Etienne Dinet, Victor Prouvé et Jean-Adolphe Chudant, l’Union provinciale des arts décoratifs. Cette action prend place lors du Salon des peintres orientalistes français, à l’initiative de Girardot. 

En avril 1911, il est nommé grand-officier de l’ordre du Nichan el Anouar. Au fait d’une solide réputation, il reçoit comme élève le peintre et écrivain polonais élève Stanislaw Wyspiański. 

Il meurt le 22 avril 1933 après une brillante carrière et une foisonnante production. 

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