Henri Lehmann

Henri Lehmann
Henri Lehmann

Biographie de Henri Lehmann ( 1814-1882 )

Né à Kiel dans une famille d’artistes allemands, Henri Lehmann se forme naturellement chez son père, le peintre miniaturiste Leo Lehmann avant d’entrer dans l’atelier du peintre Bendixen, élève de David. Afin de poursuivre son apprentissage, le jeune Lehmann rejoint Paris à l’âge de 17 ans et entre aux Beaux-Arts en 1832. Il est élève de Jean-Dominique Ingres dont il restera très proche sur le plan humain comme sur le plan artistique. Auprès du maître du classicisme, Lehmann développe grâce à une technique sans faille, son amour pour l’Antiquité et la renaissance italienne.

Le peintre de nationalité allemande ne peut concourir au Grand Prix, mais expose régulièrement au Salon dès 1835 en remportant une médaille de seconde classe, puis des médailles de première classe en 1840, 1848 et 1855.  Il expose le plus souvent des portraits et des scènes religieuses. Il vit à Paris chez un oncle, riche banquier et amateur d’art qui lui présente le tout Paris. L’époque est animée de talents tels les écrivains Sainte-Beuve et Stendhal, les peintres Chassériau et Delacroix ou encore les compositeurs Frédéric Chopin et Franz Liszt. 

Soucieux d’étudier les maîtres italiens, Lehmann rejoint son ami et mentor Ingres à Rome en 1838 alors qu’il occupe la direction de la Villa Médicis de 1835 à 1841. Lehmann reste à Rome jusqu’en 1844, revient en France et adopte la nationalité française en 1847. Puis il retourne à Rome entre 1848 et 1849. La campagne romaine et les beautés italiennes lui inspirent de merveilleux tableaux. Il partage un atelier avec son frère Rudolf, peintre également ; tous deux envoient leurs œuvres concourir au Salon à Paris. A Rome, Lehmann se lie d’amitié avec Liszt et sa maîtresse Marie d’Agout dont il réalisera les portraits aujourd’hui conservés au musée Carnavalet et avec laquelle il entretient une correspondance de nombreuses années. 

Élu membre de l’Institut en 1864, Lehmann devient professeur à l’École des Beaux-Arts de 1875 à 1881. Il reçoit de nombreuses commandes officielles dont le plafond de la galerie des Fêtes de l’Hôtel de Ville en 1852 et le décor d’une des deux salles d’audience du Palais de Justice de Paris qui seront tous deux détruit en 1871 lors d’incendies durant la Commune. Il peint également des peintures religieuses pour l’église Saint-Merri en 1842, la chapelle des Jeunes Aveugles en 1843 ou encore la croisée Sainte Clotilde en 1854.

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