Fermer

Louis Montégut

Pour une demande d'informations, remplissez le formulaire suivant.

* Champs obligatoires

[Fermer]

Biographie de Louis Montégut

Louis Montégut est un peintre, dessinateur, portraitiste et illustrateur français, né à Nîmes en 1855 et mort en 1906. Il devient dessinateur au journal La Chronique Parisienne, et illustre les textes rédigés par Alphonse Daudet, notamment Sapho : mœurs parisiennes,L’évangéliste, ou encore L’immortel. Il s’adonne donc au dessin d’architecture, aux portraits, aux caricatures, ou encore aux figures en pied. 

L’artiste fréquente de nombreux artistes de son temps. En 1883, ce dernier dresse le portrait de son cousin, Alphonse Daudet, écrivain et auteur dramatique français, figuré dans son cabinet de travail, en compagnie de son épouse, Julia Allard. Ce tableau est aujourd’hui présenté au Musée Carnavalet. 

Par ailleurs, le peintre s’est également attaché à figurer certaines scènes de vie à l’intérieur des prisons. Ses dessins d’après nature étaient destinés à faciliter la lecture de l’ouvrage intitulé Paris qui souffre, les prisons de Paris et les prisonniers, réalisé par Adolphe Guillot en 1890.  Il retrace la vie au cœur de l’univers carcéral. 

Bien que dévolu à la pratique du dessin, Louis Montégut reste indéniablement marqué par les courants artistiques de son temps. Le symbolisme est aussi bien présent au cœur de la littérature que dans la peinture. Initié par la publication des textes de Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, ou encore la publication des Fleurs du Mal, de Charles Baudelaire, ce mouvement, dans la littérature est généralement apparenté au Romantisme Gothique, avec lequel il partage certaines similitudes. Le terme de « symbolisme », issu du latin « Symbolim », signifiant symbole, désigne ce courant en faveur de la spiritualité, de l’imagination et des rêves. Il se place en opposition avec le naturalisme et le réalisme et s’absout des codes de représentation pré-établis par ces deux courants. Les artistes symbolistes choisissent de conférer à leurs œuvres des intentions métaphysiques, mystiques, empreintes de mystère. 

Séduit par ces influences, Louis Montégut réalise une aquarelle intitulée Cauchemar. Monstres, créatures improbables et visages déformés surgissent sur un mur, face à un individu au visage torturé, enveloppé dans un grand vêtement sombre. Ces apparitions difformes et vaporeuses dévisagent agressivement l’homme, empli de désespoir. Nous percevons avec cette création, l’influence marquée du courant symboliste, sur l’œuvre du peintre nîmois.  

Dans un autre registre, l’artiste a produit une huile sur toile présentant une figure féminine, vêtue d’une robe blanche drapée qui se dévoile au cœur de ce portrait en pied. La jeune femme porte un bouquet de fleurs blanches au creux de ses mains. 

Louis Montégut parvient à instaurer une forme d’harmonie au sein de sa création, grâce à la pureté du dessin et l’unité de sa palette. La conjonction de ces teintes bleutées contribue à cet effet de douceur et d’harmonie.

Le traitement de l’arrière-plan n’est pas sans rappeler l’esthétique émergente de l’Art Nouveau et celle du symbolisme. En effet, cette peinture de chevalet se place en héritière de l’œuvre de Pierre Puvis de Chavannes, considéré malgré lui comme le chef de file de ce dernier courant artistique. Suppression du modelé des figures, utilisation de camaïeux de couleurs rompues et adoucies, développement d’une vision poétique des sujets abordés : toutes ces caractéristiques se retrouvent au cœur de cette production de Montégut. 

S’inscrivant dans la lignée des peintres romantiques, les peintres symbolistes confèrent une allure virginale à leurs sujets féminins. Nous remarquons ce caractère poétique au cœur de l’œuvre de Louis Montégut. Immobile et calme, la jeune femme contemple ce bouquet de lys, avec une forme de mélancolie.

En effet, la toile répond au nom de « Lilia », issu du terme « Lys » en latin. Cette image du lys blanc, parmi les plus utilisées dans cette fin de XIXe siècle, se retrouve dans la toile de Montégut. Elle évoque la candeur, l’innocence, la fécondité, la pureté, la virginité, la foi. Par ailleurs, la thématique florale est communément associée aux vanités, rappelant le caractère éphémère de la vie. 

Nous pouvons affirmer que cette fin de siècle reste marquée par cette transformation du motif féminin, qui, tel une œuvre d’art, incarne l’image de la pureté, de la beauté idéale et s’impose comme une sorte d’idole immaculée. La femme symboliste entre donc dans la sphère du sacré. Tels sont les termes de Tailhade dans Marmoreum carmen : « Tous les tons les plus doux du blanc, sur tes épaules, s’abattent comme un vol d’amoureux goélands ; la chasteté des lys et la douleur des saules, ruissellent de ton ventre au bord de tes pieds blancs. » Nous pouvons noter que cette vision éthérée de la femme est également partagée par les préraphaélites, dans le sillage de Rosetti, où encore Burne-Jones.

Louis Montégut
1855-1906

Demande d'informations >
Biographie de l'artiste >

Oeuvres similaires

Newsletter

Si vous souhaitez recevoir notre newsletter, veuillez saisir votre adresse email ci-dessous.

Ok
Galerie Ary Jan - 32 avenue Marceau, 75008 Paris, France - Tel: +33 (0)1 42 61 42 10 - Mobile: +33 (0)6 07 88 75 84 - contact@galeriearyjan.com - Plan du site - Mentions légales