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Jean Dubuffet

Personnage S.I.

20,5 x 13 cm

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Biographie de Jean Dubuffet

Jean Dubuffet est un artiste français à l’œuvre plurielle. Il naît le 31 juillet 1901 au Havre dans le milieu bourgeois du négoce en vin. Attiré par le dessin, il s’inscrit dès 1917 aux cours du soir de l’École des Beaux-Arts du Havre. 

Avec son ami Georges Limbour, Jean Dubuffet s’installe à Paris suite à l’obtention du baccalauréat en 1919. Il décide de se consacrer à la peinture et suit les cours de l’Académie Julian durant six mois. Toutefois, désireux de travailler seul afin de développer son art, il installe un atelier dans une dépendance de l’affaire familiale. Cette même année, il rencontre Raoul Dufy en le visitant dans son atelier. Cette période recluse est propice à un intérêt grandissant pour la littérature, la musique et l’étude des langues.  

En 1922, Jean Dubuffet fréquente l’atelier d’André Masson ; l’année suivante il fait la connaissance de Fernand Léger puis de Juan Gris chez le marchand Kahnweiler. 

Une rupture intellectuelle intervient en 1924 dans l’esprit de Dubuffet qui remet en question les valeurs de la culture. Il est en effet convaincu que l’art occidental meurt sous le foisonnement de références plus ou moins académiques. Cette crise l’amène à arrêter toute production artistique pendant huit ans. Durant cette période, Dubuffet voyage notamment à Buenos Aires puis retourne au Havre en 1925 où il reprend une part de l’affaire familiale en ouvrant un négoce de vin en gros à Bercy. 

Peu à peu, vers 1933-1935, la peinture retrouve grâce à ses yeux et investit sa vie. Il loue alors un atelier rue du Val de Grâce à Paris pour travailler chaque jour quelques heures. Son art se peuple de masques et de marionnettes qu’il modélise, il est en quête d’une forme d’expression nouvelle. 

En 1942, la peinture reprend ses droits, Dubuffet s’y consacre désormais exclusivement. Cette production l’amène à exposer en 1944 à la galerie René Drouin ses recherches sur une nouvelle voie plastique. Ces dernières font controverse, seuls quelques initiés comme Francis Ponge ou André Breton soutiennent sa démarche.  

Un tournant s’opère en 1945 lors d’un voyage en Suisse qui est vécu comme un parcours initiatique vers une nouvelle voie, « l’Art Brut ». Dans cette quête, le marchand René Drouin lui met à disposition le sous-sol de sa galerie place Vendôme dès 1947 ; ce lieu devient le Foyer de l’Art Brut et accueille de nombreuses expositions. En 1948, le Foyer de l’Art Brut est transféré dans un pavillon prêté par l’éditeur Gaston Gallimard et devient la Compagnie de l’Art Brut avec des membres fondateurs tels que Dubuffet, André Breton ou encore Jean Paulhan. Le peintre Slavko Kopac prend la fonction de conservateur de la collection. 

La définition de l’Art Brut est mise à l’écrit dans un traité (« L’Art Brut préféré aux arts culturels ») rédigé par Dubuffet lors d’une exposition en 1949 à la galerie Drouin : « Nous entendons par là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquelles donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout de leur propre fonds et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe ». Toutefois, en 1951, la Compagnie de l’Art Brut est dissoute et la collection envoyée à New-York. Revenue en France en 1962, elle est transférée par donation au château de Beaulieu. 

Les années 1950 donnent naissance à une multitude de séries d’œuvres telles que « Corps de dames », « Sols et terrains, tables paysagées, paysages du mental », « Vaches », « Lieux cursifs », « Barbes » ou encore « Éléments botaniques ». 

Les vingt dernières années de sa carrière sont consacrées à d’importantes rétrospectives de son œuvre dans le monde entier mais aussi à la réalisation de grands monuments comme celui demandé par David Rockefeller pour la Chase Manhattan Bank de New-York ou encore « La Tour aux figures » commandée par l’État pour l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. 

Rédigeant dans l’urgence sa « Biographie au pas de course », Jean Dubuffet meurt le 12 mai 1985 à Paris, au fait d’une renommée internationale en tant que théoricien et inventeur de « l’Art brut ». 

Une rétrospective sur la naissance de l’Art Brut chez Dubuffet (« Jean Dubuffet, un barbare en Europe ») est présentée entre 2019 et 2021 au MUCEM, à l’IVAM de Valence et au musée ethnographique de Genève. 

Jean Dubuffet
1901-1985

Personnage S.I.
Dessin au stylo bille bleu et rouge, signé en bas à gauche du monogramme et daté (19)63
20,5 x 13 cm
Avec cadre 36 x 28,5 cm
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Biographie de Jean Dubuffet

Jean Dubuffet est un artiste français à l’œuvre plurielle. Il naît le 31 juillet 1901 au Havre dans le milieu bourgeois du négoce en vin. Attiré par le dessin, il s’inscrit dès 1917 aux cours du soir de l’École des Beaux-Arts du Havre. 

Avec son ami Georges Limbour, Jean Dubuffet s’installe à Paris suite à l’obtention du baccalauréat en 1919. Il décide de se consacrer à la peinture et suit les cours de l’Académie Julian durant six mois. Toutefois, désireux de travailler seul afin de développer son art, il installe un atelier dans une dépendance de l’affaire familiale. Cette même année, il rencontre Raoul Dufy en le visitant dans son atelier. Cette période recluse est propice à un intérêt grandissant pour la littérature, la musique et l’étude des langues.  

En 1922, Jean Dubuffet fréquente l’atelier d’André Masson ; l’année suivante il fait la connaissance de Fernand Léger puis de Juan Gris chez le marchand Kahnweiler. 

Une rupture intellectuelle intervient en 1924 dans l’esprit de Dubuffet qui remet en question les valeurs de la culture. Il est en effet convaincu que l’art occidental meurt sous le foisonnement de références plus ou moins académiques. Cette crise l’amène à arrêter toute production artistique pendant huit ans. Durant cette période, Dubuffet voyage notamment à Buenos Aires puis retourne au Havre en 1925 où il reprend une part de l’affaire familiale en ouvrant un négoce de vin en gros à Bercy. 

Peu à peu, vers 1933-1935, la peinture retrouve grâce à ses yeux et investit sa vie. Il loue alors un atelier rue du Val de Grâce à Paris pour travailler chaque jour quelques heures. Son art se peuple de masques et de marionnettes qu’il modélise, il est en quête d’une forme d’expression nouvelle. 

En 1942, la peinture reprend ses droits, Dubuffet s’y consacre désormais exclusivement. Cette production l’amène à exposer en 1944 à la galerie René Drouin ses recherches sur une nouvelle voie plastique. Ces dernières font controverse, seuls quelques initiés comme Francis Ponge ou André Breton soutiennent sa démarche.  

Un tournant s’opère en 1945 lors d’un voyage en Suisse qui est vécu comme un parcours initiatique vers une nouvelle voie, « l’Art Brut ». Dans cette quête, le marchand René Drouin lui met à disposition le sous-sol de sa galerie place Vendôme dès 1947 ; ce lieu devient le Foyer de l’Art Brut et accueille de nombreuses expositions. En 1948, le Foyer de l’Art Brut est transféré dans un pavillon prêté par l’éditeur Gaston Gallimard et devient la Compagnie de l’Art Brut avec des membres fondateurs tels que Dubuffet, André Breton ou encore Jean Paulhan. Le peintre Slavko Kopac prend la fonction de conservateur de la collection. 

La définition de l’Art Brut est mise à l’écrit dans un traité (« L’Art Brut préféré aux arts culturels ») rédigé par Dubuffet lors d’une exposition en 1949 à la galerie Drouin : « Nous entendons par là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquelles donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout de leur propre fonds et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe ». Toutefois, en 1951, la Compagnie de l’Art Brut est dissoute et la collection envoyée à New-York. Revenue en France en 1962, elle est transférée par donation au château de Beaulieu. 

Les années 1950 donnent naissance à une multitude de séries d’œuvres telles que « Corps de dames », « Sols et terrains, tables paysagées, paysages du mental », « Vaches », « Lieux cursifs », « Barbes » ou encore « Éléments botaniques ». 

Les vingt dernières années de sa carrière sont consacrées à d’importantes rétrospectives de son œuvre dans le monde entier mais aussi à la réalisation de grands monuments comme celui demandé par David Rockefeller pour la Chase Manhattan Bank de New-York ou encore « La Tour aux figures » commandée par l’État pour l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. 

Rédigeant dans l’urgence sa « Biographie au pas de course », Jean Dubuffet meurt le 12 mai 1985 à Paris, au fait d’une renommée internationale en tant que théoricien et inventeur de « l’Art brut ». 

Une rétrospective sur la naissance de l’Art Brut chez Dubuffet (« Jean Dubuffet, un barbare en Europe ») est présentée entre 2019 et 2021 au MUCEM, à l’IVAM de Valence et au musée ethnographique de Genève. 

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