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Jean Robie

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Biographie de Jean Robie

Coloris subtiles, palette lumineuse, touche précise et finesse du trait : tels sont les caractéristiques de la production artistique de Jean Robie, désigné comme « l’amant des roses ». Peintre à succès autodidacte, l’œuvre de cet artiste à la renommée internationale lui permet d’obtenir un grand nombre de récompenses et médailles. 

 En effet, Jean Robie, aussi nommé Jean-Baptiste Robie, est né en novembre 1821, dans la ville de Bruxelles. Il est élevé au cœur de la forge paternelle, située en face de l’hôpital Saint-Pierre. Entouré par cinq sœurs, et six frères, l’artiste connait une enfance relativement difficile. En effet, l’artiste perd sa mère à l’âge de 11 ans, emportée par le choléra. Son père s’est alors remarié. Dans ce contexte, le peintre choisit de fuir sa ville natale au profit de la ville de Paris, où il exerce différentes professions manuelles. Il travaille notamment dans le bâtiment. En 1838, pour des raisons économiques, l’artiste est contraint de retourner au domicile familial : il s’inscrit alors à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et choisit pour spécialités le dessin, la perspective et la figure antique. C’est auprès de Balthazar-François Tasson-Snel, peintre et décorateur, spécialisé dans la figuration de scènes religieuses, historiques et mythologiques, qu’il découvre les bases de la peinture classique. Jean Robie, dans un premier temps, s’attache à créer des créations murales, qui lui permettent de subvenir à ses besoins. Plus tardivement, sur les conseils d’une de ses fréquentations : Théodore Fourmois, peintre, paysagiste, aquarelliste, dessinateur, graveur, figurant également des scènes de genres, il choisit de se détacher de la peinture murale, au profit de la création de sujets sur toiles.

Ses premières compositions s’inscrivent dans le sillage de l’œuvre de son maître. En effet, dans un premier temps, il choisit de figurer des scènes de genre et s’adonne à l’art du portrait en multipliant les représentations de Napoléon. Par la suite, il diversifie son œuvre, en se dévouant à la peinture de paysage, pour finalement se spécialiser dans les sujets fleurs. Très vite, son œuvre connait un grand succès : il obtient sa première médaille d’or au Salon de Bruxelles en 1848. Grâce à son travail, en 1861, il sera nommé Chevalier de l’Ordre de Léopold I, ordre militaire et civil le plus important de Belgique, fondé en 1832, devant cette appellation au roi Léopold 1er.  Par la suite, il est nommé Officier, en 1869, puis commandeur de l’Ordre de Léopold II, en 1881. Il obtient la plus haute distinction, lors de son exposition donnée à l’occasion de l’inauguration du nouveau Palais des Beaux-Arts. En 1879, l’artiste obtient le premier prix de l’exposition internationale de Sidney pour la Belgique. Il devient également membre de la Commission Directrice des Musées Royaux de Peinture et de Sculpture de l’État, et membre de l’Académie des Sciences, des Lettres, et des Beaux-Arts de Belgique, en 1891, classe Beaux-Arts. 

A partir de 1849, l’artiste dispose de suffisamment de moyens pour entamer différents périples en Europe, en Asie, ainsi qu’en Afrique. Tout au long de ses séjours, Jean Robie s’évertue à relater ses expériences, qu’il couche sur le papier. Il parcourt le sol hollandais, italien, espagnol, anglais, mais aussi l’Egypte, l’Algérie, la Turquie, la Syrie, l’Inde, ainsi que le Ceylan. Ces récits de voyage, emprunts d’une modernité étonnante, constituent un réel témoignage ethnographique. Ces derniers ont une influence notable sur l’œuvre de Jean Robie, qui découvre de nouveaux sujets, ainsi qu’une palette plus vive. 

Cette huile sur toile est intitulée Composition aux objets précieux est datée de 1884. Disposés sur une nappe teintée de rouge, deux objets métalliques se détachent sur un fond sombre. Ici, Jean Robie s’attache à restituer les décors de ces deux éléments travaillés. La lumière vient frapper les reliefs finement ciselés. Ce sujet s’apparente à nature morte, figurant la vie silencieuse et immobile. Ce terme de « nature morte » apparaît en France, à partir du XVIIIe siècle, mais c’est en Hollande et en Flandre que ces sujets prennent tout leur essor. Dès lors, on apprécie les objets pour eux-mêmes, dépouillés de toute association religieuse, morale ou mythologique. Depuis le XIXe siècle, la figuration d’objets précieux n’est qu’une façon de célébrer le savoir-faire de l’Homme : il incarne un témoignage de l’évolution sociétaire et culturelle. 

Jean Robie
1821-1910

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