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Ernest-Pierre Guérin

Sainte Barbe

19 x 20 cm

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Biographie de Ernest-Pierre Guérin

L’œuvre d’Ernest Guérin occupe une place singulière dans le paysage artistique de la Bretagne. Bords de mer, étendues aqueuses, campagne bretonne se succèdent au cœur de la production du peintre, qui s’attache à traduire l’authenticité de cette région rude et sauvage, 

Encore préservée de la modernité animant cette fin du XIXe siècle et ce début du XXe siècle, la Bretagne séduit par son romantisme, et attire un grand nombre d’artistes en quête de réalisme.

Né à Rennes, en 1887, Ernest Guérin, choisit d’intégrer l’École des Beaux-Arts de Rennes. L’artiste y est initié à la pratique de la peinture par son directeur, Jules Ronsin, peintre portraitiste. Dans ce cadre privilégié, Guérin est également formé auprès de Jean Lafon, peintre paysagiste spécialisé dans les figurations de marines. Tout comme son maître, il choisira sa région natale comme sujet de prédilection. A l’issue de son apprentissage, l’artiste choisit de rejoindre Paris et intègre l’atelier d’un décorateur et architecte parisien. 

Tout au long de sa formation, Ernest Guérin est particulièrement attiré par l’œuvre des primitifs flamands, ainsi que par les techniques anciennes. En effet, l’artiste, en addition à sa pratique de la peinture à l’huile, de la gouache et de l’aquarelle, choisit d’étudier l’enluminure médiévale, qu’il implémente dans son œuvre. 

L’art du Moyen-Age alors tombé en désuétude, est remis au goût du jour par le peintre. On retrouve cette influence dans sa production d’enluminures particulièrement délicates : pages de missel - livre liturgique du rite catholique et figures de saints ornées de cadres gothiques se retrouvent au cœur de son travail. On perçoit également cette influence dans le choix de ses sujets : illustrations de l’histoire de la cour de Bretagne, paysages des légendes d’autrefois, des chevaliers, ou encore des saints se succèdent dans son œuvre. De 1913 à 1925, il est invité à produire les illustrations du livre d’Heures du comte de Calan, historien spécialiste de la Bretagne. 

A partir de 1921, Ernest Guérin s’empare du format du triptyque, qu’il restitue à la manière des retables du Moyen-Age. Ces œuvres tripartites empreintes d’une forme de nostalgie, sont composées de scènes de pardon et des pèlerinages. En revanche, en dépit de ce support traditionnel, son coup de pinceau reste particulièrement marqué par une forme de modernité, inspirée du japonisme, qu’on retrouve plus spécifiquement dans ses figurations de paysages.

Peu à peu, ses compositions se font plus larges, les horizons de ses toiles occupent presque la totalité de ses créations. La simplification de ses arrière-plans et cette façon de cerner ses figures n’est pas sans rappeler l’œuvre de Hokusai. En effet, des petits personnages apparaissent, arpentant les paysages bordés de chemins - où se retrouvent, de part et d’autre des compositions, des habitations surdimensionnées, ainsi qu’une nature très imposante. 

Peintre particulièrement marqué par sa région natale, Guérin choisit de multiplier ses représentations de la province bretonne. Il traduit donc une multitude de scènes de vie rurale et témoigne des traditions de la vie villageoise, des fêtes traditionnelles, animant cette Bretagne authentique. L’artiste choisit également de figurer la pauvreté et la misère, encore bien présentes dans cette région française. Par ailleurs, son œuvre figure aussi bien les vastes panoramas de la lande du Finistère, que le roulis des vagues, les ciels agités, ou encore les chapelles du pays bigouden. Ces sujets, emprunts d’une forme de romantisme sont appuyés par ses fréquentations. En effet, Ernest Guérin fréquente Anatole Le Bratz, professeur de lettres, écrivain, et folkloriste français, qui rédige des poésies inédites. Ce dernier occupe une place très importante dans le mouvement régionaliste en Bretagne. Ernest Guérin, encouragé par son ami, développe une vision très nostalgique de cette région singulière. 

Rapidement, l’artiste bénéficie d’une reconnaissance internationale. Obtenant un nombre de commandes importantes, aussi bien en France, qu’à l’étranger, Guérin reçoit des commandes des classes sociales les plus aisées, ainsi que de la couronne d’Angleterre. Seulement âgé de 26 ans, il est également choisi pour exposer au musée des Arts Décoratifs de Paris, en 1913. Sa renommée lui permet également de créer de grands décors pour l’Hôtel Moderne à Rennes.  De ce fait, il présente son travail partout en France, mais son amour pour sa région natale le pousse à quitter la capitale. Délaissant l’effervescence parisienne, il choisit une vie paisible dans le village de Dinard, dans un premier temps, puis s’installe par la suite à Quiberon. A cette occasion, il ouvre une galerie dans ces deux villes, afin d’y présenter son travail. Il finit par s’éteindre, en 1952, dans cette dernière ville de Quiberon. 

Son œuvre, particulièrement prisée, a été présentée dans le musée des Beaux-Arts de Rennes, ainsi que dans le musée départemental Breton de Quimper.

Ernest-Pierre Guérin
1887-1952

Sainte Anne, Gwennoloük
Gouache et aquarelle sur papier signé en bas à droite et titré au dos
19 x 17 cm
Avec cadre 25,5 x 21,5 cm
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