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Jacques Clère 

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Biographie de Jacques Clère 

Jacques François Clère suit un enseignement classique avant d’entrer aux Beaux-Arts à 22 ans dans l’atelier de Léon Cogniet. Un an plus tard, il commence à exposer au Salon des Artistes Français des compositions anecdotiques ou historiques. Il obtient le Grand Prix de Rome en 1855 pour son œuvre César dans la barque

De ses toiles, émane l’admiration du jeune artiste pour Eugène Delacroix, sa palette tumultueuse et le dynamisme de ses compositions. Peintre académique à la technique précise, Clère se consacre à la peinture d’histoire ainsi qu’à l’art du portrait, ce qui lui vaut une clientèle nombreuse. Parmi les œuvres de l'artiste, on peut citer un triptyque intitulé Charlotte Corday, envoyé au Salon de Paris en 1880.

A travers cette toile, Clère fait preuve d’une réelle virtuosité. Le dessin des contours est précis et la ligne minutieuse. Dans cette toile se mêlent un souci d’érudition et de vérité historique, aussi bien qu’un attrait pour le dépaysement et l’Orient.

La scène se passe dans un salon dont la décoration est caractéristique du style directoire, riche en entrelacs, guirlandes, pilastres antiques et statues. L’artiste y représente un personnage emblématique de la vie parisienne du début du XIXème siècle en la personne de Madame Germaine de Staël, écrivaine et philosophe. Elle est assise sur la droite d’où elle admire la jeune danseuse dont les traits évoquent ceux de Madame Récamier. Cette scène est typique des salons parisiens, et l’artiste nous décrit la danse du châle appelée Le pas du schall. Cette danse fut introduite vers 1800 dans les soirées mondaines parisiennes et notamment chez Madame Récamier grande amie de Madame de Staël.

L’histoire du costume nous apprend que vers la fin du XVIIIème siècle et après les expéditions de Bonaparte en Egypte et en Italie, les femmes commençaient à porter sur leurs épaules ce que l’on désignait par le mot anglais «  shawl ».  Le mot «  schall » est employé en 1811 par Chateaubriand et vient de l’hindou «  shal ».

Le tambourin avec lequel la jeune femme au turban rythme la danse évoque l’Orient. Son attitude nonchalante et ses accessoires rappellent certaines études d’Ingres.

Par la représentation de Madame de Staël, l’évocation de Chateaubriand et d’Ingres, ce tableau est un véritable hommage au Romantisme et à ses grands précurseurs.

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