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Achille Laugé 

Bouquet de roses

Huile sur  toile signée en haut à gauche

54 x 46 cm cm

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Bouquet de roses
Huile sur  toile signée en haut à gauche
54 x 46 cm

Biographie de Achille Laugé 

Fils de paysan, Achille Laugé s’oriente d’abord vers une carrière de pharmacien avant de renoncer à ses études pour s’inscrire à l’école des Beaux-Arts de Toulouse en 1876. Durant son apprentissage il fait la connaissance d'Antoine Bourdelle, Henri Martin et Henri Marre, qui l’incitent à se rendre à Paris en 1882 afin d’intégrer l'École nationale supérieure des Beaux-Arts. Alors âgé de vingt ans il fréquente l’atelier de Cabanel puis celui de Jean-Paul Laurens. Il y retrouve Bourdelle et se lie d’amitié avec Aristide Maillol dont il partage l’atelier rue de Sèvres jusqu’en 1888.

Lassé de l’enseignement académique, Achille Laugé s’intéresse aux néo-impressionnistes et subit l’influence de Georges Seurat, de Paul Signac et de Camille Pissarro.  Dès lors, le jeune peintre applique la technique de la division des couleurs et le pointillisme inspiré par Seurat, Signac ou Pissarro, mais en l’adaptant à sa propre sensibilité.  Grand admirateur de Puvis de Chavannes, Achille Laugé garde un goût pour un art monumental et statique privilégiant le rythme, la ligne et la pureté.

Profondément attaché à Carcassonne et à son terroir natal, Achille Laugé quitte la capitale en 1888 pour s’installer définitivement dans L’Aude.

En 1894, il présente cinq toiles au Salon des Indépendants. Mais les avis sont mitigés et Achille Laugé  peine à rencontrer le succès, les critiques parues dans la Revue Méridionale ne lui étant pas non plus favorables. En effet, les choix techniques d’Achille Laugé qui utilise la méthode de division de la lumière amènent les critiques à la considérer comme un suiveur, alors qu'aujourd'hui on reconnaît son œuvre comme profondément particulière. Il est encouragé par Bourdelle qui lui disait « Toi, tu apportes une vision très personnelle, beaucoup de logique sereine et un beau don de l'unité dans l'amour de l'air lumineux qui règne jusque dans tes ombres ». Achille Laugé estégalement soutenu par une partie de la bourgeoisie locale qui lui assure quelques revenus, mais aussi par de grands peintres tels Bonnard, Denis, Vallotton, Vuillard, Toulouse-Lautrec ou Serusier avec lequel il expose à Toulouse dans les locaux de la Dépêche midi cette même année.

Après la mort de son père, Achille Laugé s'installe à Cailhau, dans la région du Razès, où il trouve dorénavant la meilleure source de son inspiration. Il peint en plein air, parfois à l'huile, parfois au pastel, avant de reprendre son travail en l'atelier dans une technique pointilliste. Ses paysages reprennent fréquemment les mêmes sites, le plus souvent très proches de son domicile. Il joue des effets changeants de la lumière selon les heures et les saisons et refuse l'anecdotique aussi bien que le pittoresque. Ses natures mortes, rares chez les néo-impressionnistes, vont occuper une part importante de sa production; toujours exécutées à l'huile, certaines témoignent d'une influence japonisante.

En 1900, il envoie au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts son tableau « Devant la fenêtre », composé de deux figures et de fleurs sur fond de paysage. Cette toile est refusée, tout comme celle qu'il présente au Salon d'Automne de 1908.  Lassé de ses insuccès aux Salons, il expose chez des marchands parisiens, notamment chez son ami Achille Astre, rue Laffitte, chez Alvin-Beaumont, Bernheim ou Georges Petit.

En 1905, Achille Laugé confectionne une mémorable roulotte-atelier, afin de pouvoir travailler en plein-air et par tous les temps devant le paysage et non plus en atelier à partir de notes qu’il jugeait insuffisantes.

Entre 1914 et 1919, l’artiste reçoit quelques commandes publiques, notamment plusieurs cartons de tapisseries tissées par les manufactures de Beauvais et des Gobelins, dont un remarquable tapis de Savonnerie, conservé par le Mobilier National.

Peintre solitaire, il réalise des œuvres éclatantes, à la lumière méridionale subtilement divisée, aux tons purs et à la géométrie rigoureuse. Sa notoriéte n’a cessé de grandir après sa mort et le marché de l’art le reconnait aujourd’hui comme un maître du Néo-impressionnisme.

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