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Anna Quinquaud

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Biographie de Anna Quinquaud

Anna Quinquaud commence très jeune à manier la terre glaise à côté de sa mère, Thérèse Caillaux, sculpteur et élève de Rodin. À 12 ans, elle réalise un petit bas-relief en terre cuite intitulé « La Bergère et ses moutons » qui est encore à l'honneur dans la demeure familiale à Lafat.

À 22 ans, elle présente deux bustes au Salon des Artistes français. En 1914, elle reçoit le prix de sculptures des femmes peintres et sculpteurs. Elle obtient le 23 juillet 1924 le Premier second Grand Prix de Rome. En récompense, elle préfére la découverte du Continent africain au séjour qui lui était offert à la Villa Médicis à Rome.

Elle va alors découvrir l’Afrique noire : le Niger (en 1925), la Guinée (en 1930-1931) puis Madagascar et l’Ethiopie (en 1932). En 1925, elle parcourt la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan, le Mali, en pirogue sur le Niger, accompagnée seulement de ses "boys" soudanais qui lui portaient ses caisses de sculptures, de terre, d'instruments, vêtements et accessoires de vie. Elle revient en France en 1926, et retourne en 1930 au Niger, au Fouta-Djalon, à Tombouctou, en Guinée. Elle rapporte de ce voyage sculptures et aquarelles totalement inédites qu'elle expose, avec un immense succès, à la Galerie Charpentier, rue du Faubourg St-Honoré à Paris.
En Guinée française, elle vit au milieu des peuls sédentarisés des montagnes du Fouta Djallon. Séduite et fascinée par leurs traditions, elle entend avant tout capter l’essence même de ces peuples : « N’est-ce pas le rôle de l’artiste d’indiquer au profane ce qu’il ne sait pas voir ? », affirme-t-elle. L’artiste va restituer leurs silhouettes longilignes, leur allure altière, leurs gestes et leurs mouvements à travers ses dessins et sculptures. Elle utilise indifféremment le bois, le bronze, la terre cuite et même les matières plastiques.

À son retour, elle expose ses œuvres majeures à l’exposition coloniale internationale de 1931, qui propose une rétrospective de création d’artistes voyageurs, parmi lesquels Gauguin. Le public va y découvrir entre autres « La femme du Fouta Djallon » d’Anna Quinquaud. Cette sculpture en terre cuite, reconnaissable à sa coiffure, ses bijoux et ses ornements de peau, peut être admirée actuellement à Boulogne ainsi que la « Jeune femme Foulah ». Dans les œuvres de l’artiste, bijoux et coiffures sont très présents et traités avec réalisme. Peut-être a-t-elle bénéficié sur ce point de l’aide de son frère, administrateur colonial, qui a étudié les moyens de séduction de la femme africaine et réalisé une étude sur les bijoux.

En 1932, elle obtient le Prix de Madagascar qui lui donne une bourse de voyage. Elle visite l'Ethiopie, fait la connaissance du Négus Hailé Silassié, séjourne dans son palais et y réalise son buste.

Anna Quinquaud rencontre une grande notoriété dès les années 30, et se voit décorée de la Légion d’Honneur. L’Illustration, une des plus importantes revues de l’époque, a publié « La femme du Fouta Djallon » en page de couverture, pièce également éditée en grès par la Grande Maison La Hubandière.

En 1937, la ville de Paris lui commande, à l’occasion de l’exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne, des sculptures monumentales afin de donner une tonalité Art déco à la capitale. Elle a ainsi produit le bas-relief du Palais de Chaillot. Curieusement, alors qu’elle n’a jamais voyagé en Asie, elle choisit le thème de l’Indochine.

Elle a également réalisé une statue pour le parvis des musées d’Art moderne.

Dès 1925, la manufacture de Sèvres, en quête de nouveauté, s’intéresse au travail d’Anna Quinquaud. Elle retient de la première exposition de l’artiste à son retour d’Afrique deux modéles « Femme maure à la Chandora » et « Négresse porteuse d’eau ». L’artiste cède le droit exclusif d’éditer ces œuvres en matière céramique quelconque, et se réserve la libre disposition concernant leur reproduction en matière non céramique, et notamment en bronze.

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