Gaston Hoffmann, alias SOCRATE

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Biographie de Gaston Hoffmann, alias SOCRATE ( 1883-1977 )

Né à Paris de Rosalie Hoffmann et de père inconnu, le jeune Gaston Hoffmann grandit à Paris puis à Nancy, dans la lorraine natale de sa mère. Il entre à 15 ans à l’école des Beaux-Arts de Nancy sous la direction de Jules Larcher, et obtient un troisième prix de peinture d’après nature en 1901 qui lui permet d’entrer à Paris dans la classe de Léon Bonnat et de Luc Olivier Merson. Il suit en parallèle l’atelier de Jules Lefebvre auprès duquel il s’adonne à la gravure avant de rejoindre l’Académie Julian dans la classe de Tony Robert-Fleury.

Hoffmann débute au Salon de Nancy en 1903 et au Salon des Artistes Français à Paris en 1905 dont il devient sociétaire en 1909. Il continue sa formation auprès de Raphaël Collin.
Durant la grande guerre, il est mobilisé dans les chasseurs alpins et combat notamment dans les Vosges, en Artois et à Verdun. A la fin de la guerre, il collabore avec son ami rencontré aux Beaux-Arts Charles Schneider, dont la verrerie d’Épinay-sur-Seine est en plein essor. Il dessine alors plusieurs modèles de vases d’inspiration japonisante. La verrerie de l’École de Nancy connaît alors ses plus beaux succès dans les années 1920-1925.
Il est récompensé d’une Mention Honorable au Salon de 1922.

Artiste insatiable et toujours à la recherche de nouveaux horizons, Gaston Hoffman fait partie des artistes français conviés par le Québec dans les années 1920 pour enseigner à Québec et à Montréal dans les toutes nouvelles écoles des Beaux-Arts. Il sera professeur de dessin et de composition décorative à Québec entre 1924 et 1926. En 1925, il décore de peintures murales le restaurant Kerhulu à Québec. « La Faim » et « La Soif » sont aujourd’hui conservées au Musée National des Beaux-Arts de Québec.

De retour en France, il enseigne comme professeur de dessin diplômé dans les écoles de la ville de Paris et publie plusieurs ouvrages pédagogiques illustrés.
Il expose au Salon des humoristes et à celui des artistes anciens combattants. Ses dessins satiriques sont montrés lors d’un premier solo show en 1933 à la Galerie Dru.

En 1936, il illustre plusieurs recueils à caractère érotique. Certainement pour préserver sa carrière de professeur, il signe sous le pseudonyme Santippa les « Variations amoureuses » et plus tard « Épices, Réflexions sur quelques à côtés de l’amour destinées à des personnes expérimentées » ou encore le « Théâtre de la Nature » en 1938. Parallèlement, lorsqu’il signe sous le nom de Socrate, on retrouve un illustrateur le plus souvent satirique, s’attaquant souvent à l’univers des tribunaux et aussi au monde médical. Plus léger, il illustre aussi des contes et légendes, gardant toujours un regard humoristique.

En 1946, le peintre décore la salle du Conseil Municipal de l'Hôtel de Ville de Noyon représentant les grandes époques de l'histoire de la ville.

Son œuvre peinte est aussi variée qu’originale. A ses débuts il se cantonne aux scènes de genre et au portrait, avec quelques incursions dans le paysage et la nature morte. Les œuvres de la maturité s’inspirent parfois de la réalité, avec des nus, des scènes de plage et des prétoires, mais nombre d’entre elles témoignent d’une imagination foisonnante.

S’intéressant également à la sculpture, Hoffmann réalise en 1937 un bas-relief représentant un soldat couché ayant à ses pieds ses outils d’artiste pour le mémorial des anciens élèves de l’École des beaux-arts de Nancy morts pour la France.

Il meurt à Nice en 1977 après une vie consacrée à sa plus grande passion : le dessin.

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