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Jan Van Beers

Après le bal

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Jan Van Beers
1852-1927

Après le bal
Huile sur toile signée en bas à gauche
141 x 251 cm
Cadre 179 x 290 cm
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Description de l'oeuvre

Après le bal est un exemple frappant du travail de Van Beers pendant les années parisiennes. En 1886, l'oeuvreest  exposée à Londres, au Salon Parisien de New Bond Street, sous le titre "La beauté qui s'éveille". Elle fait également partie de l'exposition personnelle de Van Beers à la Galerie Durand-Ruel en 1888, sous son titre actuel "Après le bal " . Le sujet très suggestif du tableau était choquant aux yeux de nombreux critiques contemporains. Le tableau montre une belle jeune femme allongée sur un canapé en fourrure, sa somptueuse robe de bal négligemment jetée, ses chaussures et ses bas de soie bleu clair sur le sol devant elle, à côté d'un livre à la couverture jaune et de ce qui semble être un porte-cigarettes vert. La nudité de la femme est soulignée par son collier de chien en perles et les bracelets qu'elle porte aux bras. Un magnifique éventail à plumes est attaché par une ficelle à l'un de ses bracelets, comme si elle avait encore besoin de se rafraîchir avec. La femme croise sans vergogne notre regard d'un seul œil et semble même tendre un pied élégant dans notre direction. Il n'y a guère de doute sur son identité : c'est une belle et séduisante coquette, l qui revient d'un bal, où elle a dû attirer autant d'attention que dans le tableau. Après le bal est cependant plus qu'une représentation émoustillante d'une demi-mondaine parisienne. C'est aussi une expérience esthétique, presque whistérienne, sur les couleurs. La gamme de couleurs restreinte du tableau est extrêmement limitée : à l'exception des taches sombres sur le canapé, les couleurs vont d'un jaune très pâle à un rose doux, ponctué uniquement par le vert du sac à main, le jaune vif de la couverture du livre, le bleu clair des bas et le rouge de la bouche de la femme. Van Beers était très attentif à l'effet sensoriel que le tableau devait créer. Au Salon parisien de Londres, où le tableau était l'un des points d'attraction, il a été accroché dans une alcôve sombre spécialement conçue, encadré par des tentures vert foncé et éclairé par le haut à l'aide d'une lampe électrique derrière une feuille de papier rose tendue.

Collection

Collection privée, Espagne

Littérature

Londres, Salon Parisien, 1886, sous le titre -  The Awakening Beauty
Paris, Gallerie Durand-Ruel, Printemps 1888

Biographie de Jan Van Beers

Peintre de portraits, de scènes historiques et de genre, Jan Van Beers est né en 1852 à Lierre en Belgique. Son père est un célèbre poète. Très tôt, il s’entoure d’amis comme le musicien Pierre Benoit, dont il fait le portrait en 1883, ou le très célèbre peintre le Baron Henry Leys. 

Van Beers étudie à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers et devient le chef de file d’un groupe de jeunes étudiants connus sous le nom de « la clique Van Beers ». Parmi eux, des artistes talentueux et prometteurs comme Piet Verhaert (1852-1908), Alexander Struys (1852-1941), et Jef Lambeaux (1852-1908).  

A ses débuts, l’artiste réalise de nombreuses peintures d’histoire, comme « Les funérailles de Charles le Bon, comte de Flandre » (1876, Petit Palais) ou « La sorcière »(1877). Les critiques sont unanimes pour reconnaître la maîtrise technique de Van Beers, n’hésitant pas à la comparer à celle des grands maîtres de la peinture flamande. 

L’artiste s’installe à Paris en 1878 et travaille dans l’atelier de Alfred Stevens. A partir de 1879, il produit de nombreux petits tableaux de scènes de genre, presque des miniatures, exécutés avec une délicatesse et une précision extrême. Le succès est immédiat. « Soir d’Eté », une toile qu’il expose au Salon de Paris de 1880 reçoit les louanges des critiques unanimes qui, en France comme en Belgique, vantent la finesse et l’élégance de sa touche. Van Beers se concentre principalement sur des scènes de la vie bourgeoise et des portraits d’élégantes jeunes femmes.

En 1881, au Salon de Bruxelles, l’artiste est au coeur d’un scandale. Van Beers y expose deux tableaux : Lily, un tout petit portrait de jeune fille, et Le Yacht La Sirène. Cette dernière est au centre d’un procès intenté à l’artiste. Il est accusé d’avoir peint sur une photographie. Certains critiques belges, Solvay et De Mons parmi les plus virulents, demandent malicieusement « à combien d’exemplaires cette photo-peinture a été tirée» et l’accusent de n’être qu’un « retoucheur adroit ». La revue L’Art Modernede son côté, prend la défense de Van Beers et affirme que ces critiques ne font que l’écho de peintres jaloux du succès de l’artiste. Van Beers propose alors à ses détracteurs d’enlever une couche de peinture et de les examiner devant des experts. Finalement, un visiteur gratte lui-même le tableau La Sirèneau niveau du visage de la jeune femme. Après cet acte de vandalisme, une commission d'experts examine le tableau minutieusement et innocente Van Beers. Cette affaire marque la carrière de l'artiste et contribue à faire de lui le peintre célèbre, riche et admiré.

 

 

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