Ella M. Bedford

Aucune oeuvre ne correspond

Biographie de Ella M. Bedford ( 1863-1945 )

Miss Ella M. Bedford est une artiste peintre britannique active à la charnière des époques victorienne et edwardienne (circa 1882-1908). Elle vit à Londres dans le quartier de St John’s Wood. Elle est la fille de l'artiste John Bates Bedford (né vers 1824) qui expose à la Royal Academy of Arts. Peut-être a-t-elle fréquenté la St John’s Wood Art School établie en 1878 à côté de son domicile mais rien de nous permet de l’affirmer.

Elle expose à plusieurs reprises des œuvres symbolistes ou des scènes de genre esthétisante portraiturant des femmes de la bourgeoisie dans des atmosphères intimistes, notamment à la Royal Academy of Arts en 1998 et en 1900. Elle participe également à l’exposition des Femmes artistes en avril 1900 à Earl’s Court. Malgré une relative courte période d’activité et peu d’œuvres parvenues jusqu’à nous, c’est une artiste recherchée dont les prix des œuvres étaient déjà conséquents en 1900.

 

Dans ses œuvres symbolistes, Ella M. Bedford puise son inspiration dans les mythologies grecques (Les sources de Léthé) ou moyenâgeuses (The unrequited Minstrel), mais aussi dans ses lectures des poèmes de John Keats et des romantiques anglais (Isabella and the Pot of Basil en 1898). Influencée par les préraphaélites, dont certains représentants sont ses contemporains, le travail d’Ella M. Bedford, est caractéristique de l’esthétique « fin du siècle », embrassant symbolisme, décadence, fantaisie et tous les mouvements connexes des années 1890, également appelés la décennie mauve et la décennie jaune. 

Notre tableau, indéniablement un chef d’œuvre de l’artiste particulièrement spectaculaire par son sujet dramatique et son format très important, a été exposé au moins à des deux reprises à Londres. Il représente une figure féminine s’abreuvant aux sources du Léthée, l’un des cinq fleuves du Hadès (les Enfers) parfois nommé également « fleuve de l'Oubli ». Dans la mythologie grecque, les âmes des trépassés, quand elles quittaient les Champs-Élysées devaient boire les eaux de ce fleuve qui avaient la faculté d’effacer presque entièrement la mémoire. Ces âmes perdues, ainsi purifiées et sans regrets pour leurs précédentes vies, pouvaient alors se réincarner dans un nouveau corps pour recommencer une vie humaine vierge de tout souvenir. 

Mémoire, oubli, mort et réincarnation sont des thèmes récurrents dont l’ésotérisme fascinent les cercles artistiques contemporains de notre artiste. En particulier le mythe de Léthé est présent dans l’œuvre d’artistes tels que chez le peintre anglais John Rodham Spencer Stanhope (On the Shores of the River Lethe), dans la gravure de Gustave Doré illustrant le Purgatoire (La Divine Comédie de Dante), ou encore chez le peintre belge Jean Delville (Dante buvant les eaux de Léthé). En France, Charles Baudelaire lui inspire un poème éponyme.

32 avenue Marceau
75008 Paris, France
Du lundi au vendredi de 10h à 19h
Le samedi de 14h à 19h
NEWSLETTER : Si vous souhaitez recevoir notre newsletter, veuillez saisir votre adresse email :