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Emile Boisseau

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Biographie de Emile Boisseau

Séduit très jeune par l'attrait des arts, la vue des églises et des monuments, Émile Boisseau quitte son berceau nivernais pour gagner Bourges, où il fait la connaissance d'un sculpteur archéologue qui l'emploie à la restauration des édifices diocésains dont il est chargé. La sculpture des ornements et des figures aiguise son penchant naturel pour toutes les formes de la statuaire.

Venu à Paris, il suit des cours du soir de dessin, puis grâce à une bourse, il entre à l'École des Beaux-arts et dans l'atelier de Dumont. Dès 1869, il envoie au Salon la statue en bronze de son compatriote le général Dupin, et "Céluda pleurant son enfant", très remarqués de la critique et de ses confrères.

Il figure régulièrement au Salon de Paris, puis au Salon des Artistes Français. Il affectionne particulièrement la taille du marbre qu'il marie volontiers au bronze, voire à l'onyx et à d'autres matériaux. Ses œuvres principales sont "La fille de Céluda pleurant son enfant" (médaille en 1869), "Figaro" en 1874, "Le Génie du mal" (2ème médaille, 1880), "La Japonaise" en 1882, "Le Crépuscule" (1ère médaille,1883, Palais de L'Élysée), "La Défense du foyer" (1884, Jardin du Champ-de-Mars). Secrétaire du jury de sculpture, section beaux-arts à l'Exposition Universelle de 1900, président du jury de sculpture au Salon de 1904, il exerce depuis 1892 les fonctions de trésorier de la Société des artistes français. Émile Boisseau a reçu la Légion d'honneur en 1886, et est élevé au rang d'officier en 1900. Il est de plus commandeur de l'ordre de Saint-Stanislas de Russie.

Monsieur Henry Jouin, dans un article paru dans la Gazette des Beaux-Arts en 1883, intitulé "Le Salon de 1883 " écrit : "Monsieur Boisseau a représenté le Crépuscule sous la forme d'un génie qui allume sa lampe nocturne pendant que des enfants sommeillent sous ses ailes puissantes. L'artiste a donné un corps de femme au personnage qu'il voulait créer. Le regard et l'attitude générale ont quelque chose de maternel. Le Crépuscule est une composition sobre et gracieuse".

Dans le Livre d'Or du Salon de 1883, cette sculpture est ainsi décrite par Boisseau :

"Le Crépuscule.
Le silence se fait. Dans l'ombre,
Quand l'étoile du berger luit,
La nature sous le ciel sombre
Doucement s'endort, c'est la  Nuit."

Ce petit poème illustre parfaitement son modèle. C'est une femme nue, des ailes aux épaules, une étoile au front, assise, les jambes repliées, sur un nuage. De ses mains relevées au-dessus de sa tête, elle tient une lampe allumée. A ses pieds, à gauche deux enfants nus, endormis. Le marbre du Salon, grandeur nature et récompensé d'une médaille de première classe au Salon, puis acquis par l'état en 1885. Il est actuellement exposé à Cahors, dans le parc Tassart. Il est référencé dans les collections d'état sous le numéro RF734.

La sculpture que nous présentons est une réduction en bronze du modèle du Salon, réalisée autour de 1885-1890. Il a également exécuté des modèles en marbre de ce même sujet. Ces modèles, de tailles différentes, présentent une légère variante par rapport au modèle de 1883 : la femme est couverte d'un voile flottant alors qu'elle est entièrement nue sur le grand modèle. 

Emile Boisseau
1842-1923

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