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Ferdinand Du Puigaudeau

Bords de Loire

15 x 22 cm

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Ferdinand Du Puigaudeau
1864-1930

Clair de lune
Huile sur toile signée et datée (19)05 en bas à gauche
60 x 73 cm
Avec cadre 71 x 84 cm
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Biographie de Ferdinand Du Puigaudeau

Particulièrement marqué par l’œuvre des Nabis et le courant néo-impressionniste, Ferdinand du Puigaudeau se place dans le sillage des peintres impressionnistes. Toutefois, malgré ces influences multiples, l’artiste parvient à développer une esthétique bien singulière et très personnelle.  Par ailleurs, une grande partie de son œuvre s’inscrit dans la tradition des maîtres flamands et français du XVIIe siècle, dont il hérite la beauté de ses éclairages nocturnes. L’œuvre de cet artiste se compose d’une alliance entre la facture naturaliste des sujets populaires, et celle des théories synthétistes de Pont-Aven. Maître de la lumière, son œuvre aux couleurs vives s’apparente alors à la mouvance impressionniste classique. 

Né en Bretagne, en 1864, Ferdinand Loyen du Puigaudeau provient d’une famille réalisant des transactions commerciales avec les îles, dans le domaine de l’armement. Issu de parents divorcés, une grande partie de l’enfance de Puigaudeau se déroule au sein d’un château en Vendée, auprès de son oncle maternel, Henri de Chateaubriant, qui l’initie à la pratique du dessin. En effet, recevant l’éducation d’un jeune hobereau – gentilhomme de petite noblesse, il est sensibilisé à l’art depuis son plus jeune âge. Dans ce cadre et encouragé par son oncle, il révèle des prédispositions artistiques précoces. Cependant, sur les exigences de son père, il suit une éducation plus conventionnelle, et se voit contraint de quitter la demeure de son oncle, afin de retourner au cœur de Paris. Nostalgique de la vie campagnarde et ne supportant pas l’effervescence de la capitale, il choisit rapidement de mettre un terme à ses études et part rejoindre sa mère à Nice.

Dès lors, Puigaudeau s’adonne exclusivement à la pratique de la peinture. Rebuté par l’idée d’intégrer un atelier renommé à l’École des Beaux-Arts et de se plier aux principes d’éducation de son temps, l’artiste choisit de se former seul, en arpentant la campagne avec son chevalet et ses couleurs : son apprentissage se fait au contact de la nature et à travers l’étude d’œuvres des maîtres anciens, qui servent de référence aux créations de l’époque. C’est alors que, dans l’esprit du Caravage, se déclinent, au cœur de son œuvre, une multitude de femmes de tous âges, bougie à la main, dont le visage est éclairé par cette unique source lumineuse, irradiant la toile, plongée dans une semi-obscurité. Ces sujets se rattachent au courant classique et naturaliste de la fin du XIXe siècle.

Peu soucieux des contingences matérielles, il a la possibilité de se consacrer entièrement à sa pratique de la peinture et du dessin, du fait que ses parents lui allouent une pension mensuelle. 

C’est dans ce contexte, qu’il entreprend ensuite un périple à Naples, Venise, et Rome. Il choisit d’arpenter le sol tunisien, protectorat français depuis 1881. Contre toute attente, l’artiste ne parvient pas à traduire cette lumière du Sud, bien trop vive pour sa palette. Au bout d’un mois, malade et affecté par le climat nord-africain, le peintre choisit de regagner la France.

Par la suite, en 1886, l’artiste, attiré par la lumière et la beauté de l’ouest de la France, s’établit à Pont-Aven, village connu et réputé partout en Europe. Il y fréquente un grand nombre d’artistes de l’école de Pont-Aven. Dans ce contexte, il devient l’élève d’Hubert Voos, peintre hollandais, puis reçoit l’enseignement de Gauguin, à sa demande. Cet échange artistique influence considérablement l’œuvre de Puigaudeau, qui est profondément marqué par l’esthétisme de l’œuvre de son mentor. Par ailleurs, il se lie d’amitié avec Charles Laval, peintre lié au mouvement du synthétisme. 

Toutefois, cette proximité avec les peintres de cette école reconnue ne l’empêche pas de développer une démarche picturale qui lui demeure très personnelle. A la différence des peintres de son temps, Puigaudeau se place à contre-courant des conventions esthétiques de son époque : il délaisse la lumière diurne, au profit de représentations de scènes nocturnes. Trop soucieux de préserver son originalité, l’artiste s’attache à ne jamais subir l’influence d’autres peintres. Bien sûr, les relations qu’il entretient avec les artistes de Pont-Aven contribuent à former son regard, cependant, nous pouvons attester qu’elles ne restent qu’une infime partie des influences artistiques qui nourrissent l’esthétique de son œuvre. 

En 1890, l’artiste expose au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts. Déterminé à s’imposer sur la scène parisienne, il se fait remarquer par Paul Durand-Ruel, grand promoteur d’artistes issus de l’École de Barbizon et du mouvement impressionniste. En effet, ce dernier porte un vif intérêt à l’œuvre du peintre, qui participe activement à la vie de la galerie entre les années 1897 et 1904. Il y est particulièrement présent entre 1897 et 1898. De par sa renommée grandissante, Durant-Ruel lui prend de nombreux tableaux en dépôt. 

En 1898, une exposition lui est consacrée : une vingtaine de ses toiles y seront présentées. Il sera également sollicité par Durand-Tahier, secrétaire général de la société des Beaux-Arts, pour exposer au Champ-de-Mars, qui définit son travail plastique comme « original et pénétrant ». Durant cette période, Puigaudeau se lie d’amitié avec Edgar Degas. En effet, l’artiste de renom, souhaitant acquérir un sujet de Puiaudeau, au sein de la galerie Durand-Ruel s’adresse au peintre pour lui demander une réduction du prix de son œuvre. Ferdinand, flatté accepte bien volontiers. De cet échange nait une fidèle amitié qui est cultivée par les deux hommes, après l’installation de Puigaudeau à Paris. En 1907, pour des raisons financières, il se voit contraint de quitter la capitale pour la Bretagne. De ce fait, couchers de soleils sur la mer, moulins, figuration de paysages bretons se déclinent au cœur de son œuvre, entre 1910 et 1914. 

 

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