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Comprendre les expositions universelles

Il est difficile de définir ces évènements uniques à portée économique, culturelle, technologique… Cependant on peut dire que la vocation des expositions universelles est de démontrer au monde entier la capacité du pays hôte à organiser un événement mondial, et d’en mettre plein la vue aux autres pays. Lors de l’exposition, le pays hôte se transforme alors en vitrine d’innovations technologique sur un thème donné. Investisseurs, architectes, institutions, ingénieurs, tous se côtoient avec l’espoir de se mettre en avant pendant ces manifestations.

Historique et évolution de ces événements hors du commun

La première exposition universelle officielle s’est tenue en 1851 à Londres, et déjà avait attiré 6 millions de visiteurs. Elle a été organisée pour faire suite à une querelle industrielle entre la France et son voisin saxon. En 1761, l’Angleterre veut démontrer ses capacités et organise la première exposition publique d'objets industriels. Pour riposter, la France met en place la première exposition des produits de l'industrie française, en 1798 après la révolution française. Cet évènement eu un grand succès. Mais c’est à Londres que la première Grande exposition des travaux de l'industrie, internationale, eu lieu en 1851 dans le contexte de la révolution industrielle. Première exposition à portée internationale, la France fut bien obligée d’y aller. Elle n’a pas attendu bien longtemps pour organiser la sienne quatre ans plus tard à Paris, et a même réussi à surpasser son voisin car en plus d’une exposition industrielle, elle a décidé de mettre en avant les beaux-arts également.

Très coûteuses, certains pays ne voient pas l’intérêt ni le bénéfice d’en organiser, mais la France, elle, en organise 5 autres avant 1937. Cela a permis notamment de permettre des améliorations urbaines comme le métro de Paris, dont la première rame a été inaugurée pour l’expo de 1900.

Les expositions universelles de nos jours

Les expositions universelles ont connu un tournant à la création du BIE (bureau international des expositions), qui a pour mission d’encadrer les expositions universelles, et de poser les critères pour définir si une exposition peut être qualifiée d’universelle ou non.

Le succès des expositions universelle étant grandissant, beaucoup d’institutions et entreprises y participaient pour leur intérêt personnel, cela a entrainé de nombreux problèmes d’organisation. La BIE a donc été créée sous forme d’une convention en 1928 dans le but d’éviter des conflits d’intérêt au sein de l’organisation des expositions, en posant des critères et une certaine réglementation. La convention est partagée avec 169 pays.

Le BIE a d’ailleurs déclaré sa propre définition d’exposition universelle :

« Une Exposition est une manifestation qui, quelle que soit sa dénomination, a un but principal d'enseignement pour le public, faisant l'inventaire des moyens dont dispose l'homme pour satisfaire les besoins d'une civilisation et faisant ressortir dans une ou plusieurs branches de l'activité humaine les progrès réalisés ou les perspectives d'avenir. »

La dernière exposition en date s’est tenue à Milan en 2015 avec pour thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie », la prochaine sera en 2020 à Dubaï. Il y aura aussi une exposition internationale au Kasakstan en 2017, mais elle sera qualifiée de « spécifique » et non d’universelle car son thème est lié à une problématique particulière de l’humanité. En 2017, la recherche d’énergie du futur sera d’actualité.

Paris doit bientôt annoncer sa candidature officielle pour l’exposition universelle de 2025 qui aurait pour thème « Au cœur des territoires s’ouvre celui des hommes ». Un beau projet qui pourrait dynamiser l’économie de notre ville.       

Quelle sont les enjeux d’une exposition universelle ?

Une exposition a pour intérêt le partage de technologie, d’innovation. Il est la crème de la crème des avancées technologiques et technique de l’humanité.

Pour la ville hôte, c’est un énorme défi d’accueillir plusieurs dizaines de millions de visiteurs, provenant du monde entier à la recherche de l’extraordinaire. Il faut créer des gigantesques infrastructures fonctionnelles et esthétiques. La ville doit être capable d’adapter ses transports pour les visiteurs. C’est une question d’image, tous les regards de toutes les nations seront tournées sur la ville pendant 6 mois d’exposition, il faut leur en mettre plein la vue. Tout doit être réglé comme du papier à musique pour que l’événement se déroule bien : l’investissement logistique est énorme, et beaucoup d’acteurs locaux et nationaux sont mobilisés dans l’organisation d’une exposition universelle.

Au-delà de l’aspect logistique, il faut aussi voir l’énorme mobilisation financière que cela implique. Il faut lever énormément de fonds pour permettre de donner à cet événement l’envergure qu’il mérite : 2 milliards d’euros pour nos amis Italiens à Milan.

Heureusement, les retours sur investissement sont au rendez-vous. Touristes en masse, hôtels complets pendant plusieurs mois etc, tout cela dynamise le territoire. Les répercussions économiques positives sont mesurables sur le long terme pour le pays organisateur. PIB de 0,1 pts de plus pour l’Italie en 2015, les entreprises de tous les secteurs en Italie ont connu une augmentation d’activité significative… Pour la France, l’augmentation du PIB a été estimée +0,5 si l’édition 2025 a lieu à Paris.

Une exposition universelle, c’est également un énorme levier urbanistique. Car pour accueillir tous les visiteurs, des aménagements au niveau des transports sont souvent nécessaires. C’est une bonne occasion de financer et d’organiser de grand travaux de réaménagement urbain, avec forcément un impact positif pour le développement de la ville dans le futur. On peut prendre comme exemple le métro parisien, inauguré pour l’édition de 1900 ; au même titre que celui de Montréal en 1937. Les gares d’Orsay, Invalides, Lyon, Saint Lazare, doivent également leur version actuelle à des expositions universelles.

Il en va de même de toutes les infrastructures qui ont été créées, elles font par la suite partie intégrante du patrimoine culturel de la ville et peuvent arborer plusieurs fonctions à la fin des expositions, même si la majorité doivent être démontées. La plus célèbre à Paris est bien évidemment la Tour Eiffel. L’étonnant Atomium de Bruxelles, ou encore la grande biosphère de Montréal sont aussi issues d’expos.

Les grandes avancées qui ont été réalisées grâce à une exposition universelle

Permet de faire réfléchir à une certaine problématique, et d’informer le public de ce qui se fait, des enjeux ex environnement : A l’origine, les expositions ont été créées pour exposer les innovations sui permettent d’améliorer l’humanité. Lors des premières éditions les préoccupations étaient la croissance industrielle. Aujourd’hui notre vision du futur s’exprime à travers la recherche de solutions durables à intégrer dans notre mode de vie, liées à la croissance exponentielle de notre population. Cela passe par notre manière de s’alimenter, de se déplacer, de consommer, de gérer les ressources énergétiques, de vivre ensemble à l’ère de la globalisation… On retrouve ces enjeux dans les thèmes des précédentes éditions :

  • Connecter les esprits, construire le futur à Dubaï en 2020
  • Nourrir la planète, énergie pour la vie à Milan en 2015
  • Meilleure vie, meilleure ville à Shangaï en 2010
  • L'Homme, la nature, la technologie - économie d'énergie et d'espace à Hanovre en Allemagne en 2000

Le fait de créer de grand rassemblements mondiaux autours de ces thèmes permet à la fois d’éduquer et de sensibiliser la population à ces thèmes, de les impliquer dans des changements à petite échelle mais à impact mondial ; mais aussi de motiver les entreprises et institution de se pencher sur ces sujets d’avenir et d’y prendre part.

Les expositions sont donc des accélérateurs d’une vie meilleure sur la Terre, avec des intérêts à long terme.

Exposition universelle 2025 : Paris condidate !

Sous le projet de Village Global, la France peaufine sa candidature pour l’exposition universelle de 2025.

Les retombées de 40 à 60 millions de visiteurs ; 23,2 milliards € d’impact économique ; 160 000 emplois durables et + 0,5% de PIB sont prévues. Cela pourrait être un moyen de relancer l’économie de notre pays, de dynamiser toutes les régions de France avec un programme de déploiement des festivités sur tout le territoire. Cela sera profitable à tout le pays, et à toutes les entités qui la composent : entreprises, institution, collectivités locales…

 

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