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Frederick Goodall R. A

Le joueur de Kissar

52 x 39,5 cm

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Frederick Goodall R. A
1822-1904

Le joueur de Kissar
Huile sur papier marouflé sur toile monogrammé, situé et daté " FC Cairo 1859-7" en bas à droite
52 x 39,5 cm
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Biographie de l'artiste >

Biographie de Frederick Goodall R. A

Fils du célèbre graveur officiel des œuvres de William Turner - Edward Goodall, Frederick grandit dans un univers particulièrement créatif. En effet, la demeure familiale, Mornington Grove Cottage, est régulièrement fréquentée par des artistes tels que John Ruskin, Clarkson Stanfield, Augustus Pugin, David Roberts et bien sûr le maître William Turner. Ces artistes encouragent vivement Frederick et son frère aîné Edward à s'exercer à l'aquarelle et à la peinture.

Dans ce contexte, Frederick Goodall débute son apprentissage à la Wellington Road Academy. En addition à sa formation plastique, il arpente accompagné de son chevalet, pinceaux et couleurs, le zoo de Regent's Park ainsi que les bords des rives de la Tamise. L’artiste y fait la connaissance de l’ingénieur français Ismabar Brunel, concepteur du tunnel de la Tamise, reliant Rotherhithe et Wapping. Ce dernier lui commande une série de dessins et peintures, traduisant l’avancement des travaux. Goodall, âgé de seize ans, est un artiste au talent particulièrement précoce. Il expose à la prestigieuse Académie Royale une série de quatre aquarelles. Par la suite, son huile intitulée « La noyade du mineur », exposée à la Société des Arts de Londres est primée d’une médaille d’argent. Récompensé d’une bourse, l’artiste parvient à financer son premier voyage hors d’Angleterre : il part en Bretagne avec son frère Edward.

Dès son retour à Londres, le travail de l’artiste, particulièrement prisé par les amateurs, est exposé à de multiples reprises. Alors âgé de Vingt ans, Goodall compte plus de dix expositions à son actif : il vit confortablement de son art. En 1852, il est élu membre associé de l'Académie Royale de Londres. 

En 1858, Frederick Goodall entreprend son premier voyage aux côtés de son ami Carl Haag, avec qui il s’installe, en automne, au cœur du quartier copte du Caire. Ensembles, ils vont traverser le désert de Suez et vivre au contact des tribus bédouines. Goodall exprime sa fascination pour le monde oriental dans ses mémoires selon ces termes : "les foules grouillantes et colorées des bazars, les chameaux qui se bousculent dans les rues étroites surplombées de balcons pittoresques sculptés, le silence des mosquées, le Sphinx au clair de lune, la voile d'une felouque sur le Nil, le vaste mystère du désert" autant de sensations qui inspirent ses œuvres. Représentations de scènes de rues au Caire, scènes de vie rurales se déclinent au cœur de sa production. Ce périple Égyptien inaugure une nouvelle orientation artistique : il délaisse, dès lors ses figurations de paysages anglais, au profit de sujets orientalistes.

Après plus de sept mois en Égypte, Goodall retourne à Londres et commence à travailler sur de grandes toiles inspirées de ses nombreuses esquisses égyptiennes réalisées in-situ. En 1860, il expose à l'Académie Royale de Londres « Un matin dans le désert de Shur » qui dont la réception critique est particulièrement élogieuse : des artistes tels que Landseer et Roberts célèbrent son talent. 

En 1869, l'Académie Royale s'installe à Burlington House. Goodall est invité à y présenter cinquante études réalisées durant son séjour en Égypte. Son travail marque particulièrement le célèbre marchant d’art Ernest Gambart, qui lui achète la quasi-totalité de sa production. 

L'année suivante, accompagné de ses deux jeunes fils Trevelyan et Howard, Goodall retourne en Égypte et s'installe près de Saqqarah, dans la maison du célèbre égyptologue français François Auguste Mariette, dit Mariette-Bey. Rapidement, il entreprend de suivre les bédouins, afin de transcrire leur mode de vie et leurs coutumes au sein de ses toiles. Les croquis abondent : représentations de portraits, paysages, scènes de rues se multiplient. Bien que l’artiste se dévoue entièrement à la pratique du dessin et de la peinture, il exploite également le médium photographique, comme support de création pour composer ses sujets.

L’artiste quitte définitivement l’Égypte, pour revenir à Londres, où il scolarise ses fils en 1872. Sa nouvelle demeure sert de point de rencontre de nombreuses personnalités de la haute société londonienne : Personnalités célèbres et influentes se réunissent dans ce cadre d’exception. Il reçoit notamment le Prince de Galle ou Charles Dickens. Dès son retour en Angleterre, Goodall continue de produire des toiles orientalistes. Une toile présentant « Le charmeur de serpent » datée de 1901, sera sa dernière production, envoyée à Marlborough House pour Son Altesse Royale, le prince de Galles. 

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