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Eugène Boudin

Le vieux port, Deauville

réalisée en 1893, cette œuvre reflète le travail du peintre des années 1890. a cette période, il suggère le mouvement et l'ondulation des flots par des touches rapides. fidèle à sa gamme chromatique caractéristique de gris et de gris-bleus, le "roi des ciels" comme l'appelait camille corot, parvient à saisir tout le mystère du port de deauville et l'atmosphère unique de la normandie.

32,5 x 40,5 cm

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Eugène Boudin
1824-1898

Le vieux port, Deauville
Huile sur toile signée et datée 1893 en bas à gauche
32,5 x 40,5 cm
Avec cadre 59 x 67 cm
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Description de l'oeuvre

Réalisée en 1893, cette œuvre reflète le travail du peintre des années 1890. A cette période, il suggère le mouvement et l'ondulation des flots par des touches rapides. Fidèle à sa gamme chromatique caractéristique de gris et de gris-bleus, le "Roi des ciels" comme l'appelait Camille Corot, parvient à saisir tout le mystère du port de Deauville et l'atmosphère unique de la Normandie.

Littérature

Reproduit dans le catalogue raisonné, Volume II n°1712

Biographie de Eugène Boudin

C’était mon idéal de faire des grands ciels… mais le peintre propose et le ciel s’y oppose.

Eugène Boudin naît en 1824 à Honfleur d’un milieu modeste puisque son père est marin de commerce sur la ligne maritime Le Havre-Hambourg et sa mère femme de chambre sur des bateaux de commerce. Lorsque la famille s’installe au Havre en 1835, le jeune Eugène a 11 ans et devient mousse sur un bateau reliant le Havre à Honfleur.

Cette initiation à la vie de marin sera de courte durée. Dès 1836, il est employé comme commis chez l’imprimeur havrais Joseph Morlent puis chez le papetier-encadreur Alphonse Lemasle. Cette activité ne lui déplaît pas puisqu’en 1844, il décide de créer son propre commerce de papetier-encadreur avec un associé, Jean Acher. Le commerce est fréquenté par des écrivains, des peintres, et des musiciens. Mais ce sont les arts graphiques qui vont attirer le jeune homme, qui commence à dessiner. Jean-François Millet lui-même normand, de passage au Havre, l’encourage, ainsi que Thomas Couture grand maitre de l’académisme et professeur respecté.

En 1846, Boudin a 22 ans. Il cède sa part du fonds de commerce pour se consacrer entièrement à son art. Il s’inscrit à l’École municipale de dessin du Havre et peint pour vivre des scènes de genre, des natures mortes et quelques portraits pour la bourgeoisie locale. En 1848, il voyage en Belgique et aux Pays-Bas et découvre les grands maîtres flamands et néerlandais.

Grâce au soutien du conservateur du musée du Havre, Adolphe-Hippolyte Couveley également peintre de marines, de Thomas Couture et de Constantin Troyon entre-autres, Eugène Boudin obtient une bourse d’étude durant 3 ans. En juin 1851, le jeune peintre arrive à Paris et s’inscrit dans l’atelier du peintre Eugène Isabey ainsi qu’au musée du Louvre comme copiste. Outre ses copies des maîtres flamands du Louvre, Boudin continue à peindre et à vendre des natures mortes afin de compléter ses ressources.

A partir de 1855, Eugène Boudin voyage beaucoup. Il alterne les séjours à Paris et à Honfleur, où il prend pension à la ferme-auberge Saint-Siméon. Il y côtoie Troyon, Millet, Rousseau et Corot dont les esquisses peintes sur le motif influenceront son esthétisme. Il s’oriente peu à peu vers sa vocation : la représentation des rivages marins, des bateaux, des ports. Les ciels toujours changeants et les lumières fugitives de l’estuaire de la Seine obligent le jeune peintre à retranscrire aussi vite que possible sur sa toile ses observations de plein air.

La première exposition Boudin a lieu à Paris en 1857. La même année, il vend aux enchères au Havre une trentaine de toiles représentant des paysages locaux. En 1858, il rencontre dans la boutique havraise du papetier Gravier un jeune homme qui y expose des caricatures. Il s’agit de Claude Monet, alors âgé de 18 ans. L’influence de Boudin sur Monet sera déterminante. Il emmène le jeune caricaturiste le regarder peindre sur le motif dans les environs du Havre, et c’est alors que Claude Monet comprend la peinture. « Je le regarde plus attentivement, et puis, ce fut tout à coup comme un voile qui se déchire : j’avais compris, j’avais saisi ce que pouvait être la peinture. » 

En 1859, Boudin expose pour la première fois au salon annuel organisé par l’Académie des Beaux-arts. Dans son compte rendu du Salon, Charles Baudelaire s’enthousiasme pour les pastels de Boudin ce qui concourt à lui procurer ses premiers succès. La même année, il rencontre Gustave Courbet et l’emmène découvrir Honfleur où il peindra plusieurs toiles. Boudin fréquente également, avec Monet, le peintre hollandais Johan Jongkind précurseur de l’impressionnisme. Le soutien de telles personnalités ne peut que conforter l’artiste dans une voie qui ne lui permet cependant de vivre que très modestement. 

Mais au début des années 1860 apparaît la mode des bains de mer. L’aristocratie et la haute bourgeoisie parisiennes se rendent l’été sur la côte normande. Deauville et Trouville deviennent des stations très prisées. Boudin commence alors à réaliser des tableaux de petites dimensions, saisis sur le motif, représentant les promenades, les conversations, les activités de ces personnes fortunées. Si le public représente reste souvent indifférent à cette peinture exquise mais trop novatrice à son goût, la critique remarque aussitôt le jeune peintre et l’applaudit. Boudin se prend à rêver de fortune et écrit en 1863 : « On aime mes petites dames sur la plage et d’aucuns prétendent qu’il y a là un filon d’or à exploiter. »

En janvier 1863, Eugène Boudin épouse Marie-Anne Guédès, rencontrée à Hanvec, commune bretonne proche de Brest. Le mariage a lieu en Bretagne, mais le couple vient vivre à Paris dès février.

Boudin parvient désormais à vivre de son travail de peintre. La critique le remarque et Zola lui-même, défenseur de Claude Monet, est élogieux à son égard. Il participe à la première exposition impressionniste en 1874, mais ne se considère pas comme un membre du mouvement. L’aisance financière lui permet de voyager en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie. Il expose régulièrement à Paris. En 1886, le grand marchand d’art Paul Durand-Ruel organise à New York une exposition destinée à faire connaître les impressionnistes aux États-Unis. Plusieurs toiles de Boudin sont sélectionnées.

Lors de l’exposition universelle de Paris en 1889, ses tableaux Les lamaneurs et Coucher de soleil obtiennent la médaille d’or. Le décès de son épouse, la même année, l’affecte profondément. La dernière décennie de sa vie restera cependant très productive. Il passe les hivers dans le sud de la France et travaille en plein air. En 1895, il visite Venise. En 1898, malade, il demande à être transporté dans sa villa de Deauville où il décède le 8 août. Selon ses vœux, il est inhumé au cimetière Saint-Vincent de Montmartre.

Les ciels de Boudin, souvent lourds d’humidité, feront l’admiration des plus grands. Parmi eux, Corot le nommera « le roi des ciels ».

 

 

 

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