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Jean-François Raffaëlli

Le jardin

notre tableau est une œuvre intime, par son format et son sujet. jean-françois raffaëlli y a représenté une jeune femme de dos, se promenant dans le jardin fleuri d’une charmante maison. on imagine aisément qu’il s’agit de son épouse rachel heran. la palette claire et vive sert une touche nerveuse et pointilliste qui rappelle la facture de son embuscade présenté au salon de 1874. c’est l’œuvre d’un homme jeune et heureux, dont on perçoit la fougue et le talent de coloriste. dans son ouvrage publié en 1909, arsène alexandre écrit « l’année 1875 est celle du voyage en italie et raffaëlli ne figure au salon qu’avec une très petite toile, extrêmement poussée, une scène de genre intitulée a nice. » en l’absence de description plus précise de cette œuvre, on peut parfaitement imaginer qu’il s’agit de notre tableau.

18 x 11,7 cm

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Jean-François Raffaëlli
1850-1924

Le jardin
Huile sur panneau signé et daté 1875 en bas à droite
18 x 11,7 cm
Avec cadre 32,5 x 25,5 cm
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Description de l'oeuvre

Notre tableau est une œuvre intime, par son format et son sujet. Jean-François Raffaëlli y a représenté une jeune femme de dos, se promenant dans le jardin fleuri d’une charmante maison. On imagine aisément qu’il s’agit de son épouse Rachel Heran. La palette claire et vive sert une touche nerveuse et pointilliste qui rappelle la facture de son Embuscade présenté au Salon de 1874. C’est l’œuvre d’un homme jeune et heureux, dont on perçoit la fougue et le talent de coloriste. Dans son ouvrage publié en 1909, Arsène Alexandre écrit « L’année 1875 est celle du voyage en Italie et Raffaëlli ne figure au Salon qu’avec une très petite toile, extrêmement poussée, une scène de genre intitulée A Nice. » En l’absence de description plus précise de cette œuvre, on peut parfaitement imaginer qu’il s’agit de notre tableau.

Biographie de Jean-François Raffaëlli

Issu d’une famille aisée qui possède plusieurs manufactures de teinture sur soie, Jean-François Raffaëlli grandit d’abord à Lyon avant de rejoindre Paris. Un brusque revers de fortune familiale contraint le jeune garçon de 14 ans à trouver un travail. Il est d’abord embauché comme « teneur de comptes » dans un commerce mais le garçon manque cruellement d’appétence pour les chiffres. Il parvient ensuite à gagner sa vie grâce à la musique, en composant et en chantant lors de mariages notamment. Il est également régulièrement engagé au théâtre lyrique de l’Athénée. Il s’octroie du temps pour visiter les musées et prend soudain conscience de sa vocation de peintre. Il s’essaie au dessin, puis à la peinture. 

A 20 ans, il participe en tant que volontaire aux combats du Bourget puis de Champigny avant de rejoindre une compagnie de musiciens lors de la Commune. Il vit cette période sanglante et difficile avec désespérance et colère. Il ressent pleinement chaque instant qu’il dépeint avec une obsession du détail dans ses œuvres des années 1870 à 1880. Ce parfait autodidacte s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts dans l’atelier de Gérome en 1871 mais l’atmosphère de l’académie ne lui convient pas. Il préfère fréquenter le Louvre et surtout choisit l’étude solitaire et décide de voyager. Ses pas le mènent en Italie, à Rome, Milan, Naples puis en Algérie. Il y réalise des toiles colorées où évoluent des figures en costume.

Il expose ses premières œuvres au Salon de 1873, puis en 1875 et 1876. Ses toiles se vendent déjà et le jeune homme de 26 ans parvient à vivre de son art. Lors du Salon de 1877, il présente La famille de Jean le Boiteux, paysans de Plougasnou, Finistère. Cette toile aux tons sourds est immédiatement saluée par la critique. Elle inaugure une période nouvelle dans l’œuvre de Raffaëlli qui rejette l’artifice pour rendre l’exact caractère des choses et saisir le vrai. 

Installé à Asnières, le peintre y trouve les nouveaux thèmes de sa peinture : les gens des petits métiers, cantonniers, marchands d’échalotes, affûteurs de scie, chiffonniers ou rempailleurs de chaise. Les paysages de Raffaëlli sont très différents de ceux de ses contemporains impressionnistes qui épanouissent leur art dans une campagne luxuriante. Ami de Degas, il expose trente œuvres avec les refusés en 1880 et encore autant en 1881. Mais il est finalement exclu du groupe à la demande de Monet et de Caillebotte qui le considèrent comme trop envahissant. Il se rapproche du groupe des XX à Bruxelles et expose à nouveau au Salon des artistes français. Il y obtient une mention honorable en 1885, est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1889 et est récompensé d’une médaille d’or lors de l’Exposition Universelle de 1889. Promu officier de la Légion d’Honneur en 1906, il est membre de la Société Nationale des Beaux-Arts.

Il expose aux Etats-Unis à la fin des années 1890, à Pittsburg et à New York. Partout il rencontre le succès et s’établit bientôt dans un hôtel particulier rue de Courcelles où il reçoit le Tout-Paris dont Octave Mirbeau, Maurice Barrès, Georges Clémenceau, Auguste Rodin ou Émile Zola. Sa peinture évolue et il peint désormais des portraits ou des vues de Paris. Il délaisse peu à peu les sujets populaires qui avaient fait son succès pour des sujets bourgeois à la touche légère et fractionnée.

En 1904, il fonde la Société de la gravure originale en couleurs qu’il préside durant 20 ans.

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