Walter Spindler 

Walter Spindler 

Biographie de Walter Spindler  ( 1878-1940 )

« À mon cher petit Walter Spindler sur qui je compte pour porter mes traits à la postérité » Sarah Bernardt 1908

Fils de William Spindler, allemand ayant fait fortune dans l’industrie chimique, Walter naît en France mais grandit sur l’île de Wight où le riche industriel s’est installé en 1881, dans la région d’Undercliff. L’industriel tente de développer St Lawrence pour en faire une station balnéaire rivalisant avec Ventnor et y a laissé en héritage un grand nombre de maisons victoriennes et les vestiges de la digue de Binnel Bay. L’homme un peu rustre vit assez isolé, mais le jeune Walter passionné de théâtre et d’art est apprécié de tous.

On sait assez peu de choses sur la formation de Walter Spindler et sur sa carrière. Issu d’un milieu très aisé, il n’a probablement jamais été dans l’obligation de vendre ses œuvres et hérite de l’empire familial à la mort de son père en 1889. Il expose néanmoins à la Royal Academy of Arts à Londres en 1892, 1893, 1894 et 1896 et collabore à l’illustration de nombreux livres et poèmes. Parmi ceux-ci, citons « The Gods, Some Motals & Lord Wickenham » de John Oliver Hobbes, nom sous lequel Pearl Craigie (1867 – 1906) était publiée en 1895, Oscar Wilde, Lord Alfred Douglas ou encore le poète français Jean Lorrain.

Walter Spindler est très proche de Pearl Craigie, écrivaine de 11 ans son aînée. Également installée à Wight, elle est la fille d’un riche entrepreneur américain John Morgan Richards. Walter Spindler participe activement à la décoration de sa somptueuse villa connue sous le nom de Craigie Lodge. Cette femme éduquée entre Paris, Boston et Londres maîtrise le piano, le français, le latin et le grec. Elle a déjà obtenu plusieurs succès littéraires au début des années 1890. Walter et Pearl partagent une attirance commune pour la littérature et le monde des arts. Ils entretiennent une relation tumultueuse durant de longues années. L’Aberdeen Press and Journal annonce leur mariage en février 1897, union qui n’aura finalement jamais lieu, Pearl répondant sans cesse à des sollicitations professionnelles qui auront raison de sa santé fragile, puisqu’elle meurt subitement en 1906 d’un arrêt cardiaque.

L’autre grande muse de Walter Spindler est Sarah Bernhardt (1844 – 1923), rencontrée lorsque l’actrice vient séjourner à Old Park house pour se reposer. Il la représente fréquemment, chez elle ou dans ses plus grands rôles, et nombres de ses dessins et aquarelles ne seront vendue qu’à la mort de la tragédienne et artiste. Louise Abbéma possède un portrait de son amie Sarah par Spindler, portrait dévoilé en 1895 à une journaliste anglaise de passage à son atelier parisien. À la demande de l’actrice, Spindler illustrera ses mémoires parues sous le titre « Ma double vie » en 1907 ce qui lui vaut la dédicace affectueuse « À mon cher petit Walter Spindler sur qui je compte pour porter mes traits à la postérité » écrite sur l’exemplaire du peintre.

C’est encore d’après un dessin de Spindler que Sarah Bernhardt fait réaliser les 500 médaillons en argent par Lalique qui seront dévoilés en 1896 pour ses trente ans de carrière. L’œuvre originale appartenait à son ami le poète Jean Lorrain, également lié à Spindler.
Lors de l’exposition Sarah Bernhardt au Petit Palais en 2023, on pouvait voir un pastel prêté par le Musée Jules Chéret de Nice, dont la composition est presque identique à notre tableau.

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