Fermer

Louis Valtat

Pour une demande d'informations, remplissez le formulaire suivant.

* Champs obligatoires

[Fermer]

Biographie de Louis Valtat

L’œuvre polymorphe de Louis Valtat est animée par une conjonction d’influences multiples. Couleurs vibrantes, libération de la touche et expressivité sont les caractéristiques de l’œuvre de cet artiste inclassable. Ce dernier s’attache à transgresser les codes de la peinture académique au profit d’une peinture qu’on qualifierait d’instinctive. Nous percevons la singularité de Louis Valtat, qui, afin de laisser libre cours à sa sensibilité s’absout de toutes conventions esthétiques.

L’artiste, né à Dieppe le 8 août 1869, suit des études classiques au Lycée Hoche, situé au cœur de la ville de Versailles. Issu d’une famille aisée d’armateurs dieppois, Louis Valtat développe immédiatement une appétence particulière pour l’Art.

Vivement encouragé par son père, le jeune homme choisit d’intégrer l’école nationale des Beaux-Arts de Paris en 1887, dans l’Atelier Gustave Moreau. Il y obtient la Médaille Chauvin-Latinville. Dans ce cadre, il fréquente également les ateliers de Jules Lefebvre, majoritairement connu pour ses corps dénudés et son traitement des carnations, de Gustave Boulanger, réputé pour ses sujets orientalistes, ou encore Henri-Joseph Harpignies, peintre paysagiste, issu de l’école de Barbizon.

L’artiste choisit, par ailleurs, de suivre un enseignement au cœur de l’Académie Julian, fondée en 1868 par le peintre français Rodolphe Julian.

Il se forme auprès de Jules Dupré et de Gustave Boulanger, connu pour ses voyages en Orient, auquel succède Benjamin-Constant, peintre et graveur réputé pour ses sujets orientalistes. Louis Valtat y fréquente également Albert André, peintre figuratif, Édouard Vuillard, Maurice Denis, ou encore Pierre Bonnard. Ces derniers participent à la fondation du groupe postimpressionniste des Nabis, mouvement artistique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, se positionnant en marge de la peinture académique : ils sont en quête d’un nouveau mode d’expression.  Ce terme de « Nabi », signifiant « prophète », est emprunté à l’hébreu biblique. Il est proposé par le poète Henri Cazalis, à un cercle de jeunes peintres créé par Paul Sérusier. L’esthétique de l’œuvre de Louis Valtat reste profondément marquée par ces fortes influences artistiques.

Pour la première fois, en 1893, il expose au Salon des Artistes Indépendants, créé en décembre 1884 par Lucien Boué. Animé par une vive volonté de peindre, Louis Valtat participe à la fin de l’année 1894, à la création des décors du Charriot de terre cuite, pièce classique de la littérature sanskrite jouée par Lugné-Poë, au théâtre de l’Œuvre. Au cœur de ce projet, il sera notamment accompagné par Henri de Toulouse-Lautrec et Albert André, artistes postimpressionnistes. Ses bois gravés, estampes et peintures sont figurées aux cimaises du Salon des Cent, salon d’exposition d’art français, conçu par Léon Deschamps en 1893. 

Nous devons mentionner le rôle majeur de Louis Valtat, qui, imprégné par l’œuvre de Gustave Moreau, accorde une nouvelle valeur à la couleur : cette dernière ne tend plus seulement à évoquer le réel, elle s’enrichit également d’une valeur symbolique. En effet, le peintre s’est trouvé associé à un scandale qui révèle au public une nouvelle esthétique postimpressionniste : le Fauvisme, qui bouleverse les codes artistiques du début du XXe siècle. L’hiver 1895-96 devient le théâtre d’expérimentations de l’artiste : il choisit d’implémenter, au cœur de ses propres réalisations, de nouvelles formes simplifiées, traitées avec des couleurs pures, ne comportant pas de perspectives abouties, ni d’ombres portées. Précurseur du mouvement que Matisse, Derain, Rouault ou Vlaminck porteront à son paroxysme, il parvient à présenter 5 toiles dans la salle XV du Salon d’Automne de 1905, aux côtés de Kandinsky et Jawlensky.

C’est probablement grâce à cet amour de la couleur qu’on fit un « fauve » de Valtat. L’artiste en renonçant aux tons ternes, favorise une palette plus vive, plus spontanée et instinctive. Peintre de son temps, le peintre n’a nul besoin de cadres exceptionnels : la nature lui suffit. Il choisit de figurer paysages, visages familiers et sujets fleuris, dont l’expression répond à sa sensibilité. 

Cette composition de Valtat s’inscrit dans une période bien féconde de l’artiste. Une multitude de branchages, nonchalamment disposés dans une petite cruche en terre cuite, se détachent sur fond sombre. Des grappes de groseilles siègent sur la table recouverte d’une nappe aux teintes claires.  La transparence des fruits est rendue par des points de lumière juxtaposés, justifiant le volume des fruits entreposés. Emblématique de l’œuvre de l’artiste, cette palette vive et cette liberté de la touche se retrouvent au cœur de cette toile.

Louis Valtat
1869-1952

Demande d'informations >
Biographie de l'artiste >

Oeuvres similaires

Newsletter

Si vous souhaitez recevoir notre newsletter, veuillez saisir votre adresse email ci-dessous.

Ok
Galerie Ary Jan - 32 avenue Marceau, 75008 Paris, France - Tel: +33 (0)1 42 61 42 10 - Mobile: +33 (0)6 07 88 75 84 - contact@galeriearyjan.com - Plan du site - Mentions légales