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Ossip Zadkine

Buste de Carol Janeway, 1943-1944

le traitement cubiste de notre bronze n’enlève rien à la douceur du modèle, dont l’ovale du visage rappelle les portraits de modigliani. carol janeway se tient le visage penché, dans sa main un médaillon figurant une colombe, l’oiseau de la paix. la tendresse amoureuse du sculpteur est perceptible dans cette pièce émouvante. c’est une œuvre accomplie que nous livre ici le sculpteur exilé à new york en 1943. elle répond à sa définition d’une œuvre d’art qui doit provoquer un sentiment : l’émotion ! l’humain ! …l’objet que crée la sculpture doit engendrer l’émotion chez celui qui le regarde selon les propres mots d’ossip zadkine.trois modèles de cette sculpture sont aujourd’hui conservés dans des musées internationaux, l’un à norfolk, virginie, un autre au nelson-atkins museum of art de kansas city et le dernier au musée de tel-aviv. 

89 cm

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Ossip Zadkine
1890-1967

Buste de Carol Janeway, 1943-1944
Bronze à patine doré signé en bas, Modern Art Fdry N.Y. 6 6
89 cm
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Description de l'oeuvre

Le traitement cubiste de notre bronze n’enlève rien à la douceur du modèle, dont l’ovale du visage rappelle les portraits de Modigliani. Carol Janeway se tient le visage penché, dans sa main un médaillon figurant une colombe, l’oiseau de la paix. La tendresse amoureuse du sculpteur est perceptible dans cette pièce émouvante. C’est une œuvre accomplie que nous livre ici le sculpteur exilé à New York en 1943. Elle répond à sa définition d’une œuvre d’art qui doit provoquer un sentiment : L’émotion ! l’humain ! …L’objet que crée la sculpture doit engendrer l’émotion chez celui qui le regarde selon les propres mots d’Ossip Zadkine.

Trois modèles de cette sculpture sont aujourd’hui conservés dans des musées internationaux, l’un à Norfolk, Virginie, un autre au Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City et le dernier au Musée de Tel-Aviv.

 

Biographie de Ossip Zadkine

Né en Russie, Ossip Zadkine grandit entre Smolensk et les rives de la Duina. Enfant curieux, il découvre très tôt le dessin et manie la terre glaise dès 12 ans. Ses parents l’envoient à Sunderland au nord de l’Angleterre à l’âge de 15 ans où il réside chez un parent lointain qui lui fait suivre une école d’art. Il rejoint un ami à Londres en 1906, et s’inscrit aux cours du soir du Regent Street Polytechnicum. Il passe tous ses dimanches au British Museum et se fait bientôt embaucher pour tailler des ornements chez des fabricants de meubles. Son apprentissage artistique se poursuit à Londres entre 1907 et 1909 avant de rejoindre le mouvement cubiste à Paris. Il s’en approprie les codes et les applique à ses sculptures de 1914 à 1925. 

Passionné par la taille directe, le jeune artiste cherche à se mettre au service du bois ou de la pierre sans revêtir l’uniforme académique. Installé dans le quartier de la Ruche, il côtoie naturellement Matisse, Picasso et Modigliani. Lors du Salon d’automne de 1913 il rencontre ses premiers succès qui lui procurent un peu de confort matériel.

Cependant, sa vie bascule avec la Première Guerre Mondiale et il s’engage en tant que volontaire en janvier 1916. Il est affecté à l’Ambulance russe en Champagne et est gazé en novembre. Hospitalisé de longs mois, il est finalement réformé en 1917 et retrouve ses crayons. Il publie un album d’une vingtaine d’eaux-fortes de guerre, témoignage de son engagement militaire. Peu à peu, il reprend goût à la vie, expose à Toulouse fin 1918 quatre tailles directes, puis 49 sculptures en 1920 dans son atelier parisien. Ses sculptures produites au début des années 20 sont largement exposées, notamment à la Galerie Barbazanges qui lui consacre une grande exposition en 1925. Ses œuvres s’imposent en plans précis, présentent des arêtes aiguisées et répondent à une réelle rigueur géométrique.

Son succès grandissant lui ouvre les portes d’exposition internationales : Londres en 1928, La Biennale de Venise en 1932, Bruxelles et New York en 1933. Il quitte Paris pour s’installer avec sa femme dans le Quercy en 1934 et réside dans le village des Arques jusqu’à la capitulation de la France. Déjà introduit dans le milieu de l’art new-yorkais grâce à l’exposition que lui consacra Joseph Brummer en ses murs en 1937, c’est tout naturellement qu’il s’exile à New-York durant la Seconde Guerre Mondiale. Parti par le dernier bateau américain ayant quitté Lisbonne, il s’installe à Greenwich Village en 1942. Il vit grâce à son poste de professeur à l’Art Students League à partir de septembre 1943. C’est l’année où il réalise ce Buste de Carol Janeway, artiste céramiste dont il tombe amoureux et partage la vie. Il influence profondément sa création et fait d’elle une muse auprès de nombreux artistes exilés. De retour en France, Zadkine est changé, bouleversé par les ravages de la guerre. Il se lance dans la réalisation d’œuvres monumentales comme La ville détruite commandée par la ville de Rotterdam en 1950. À partir de la fin des années 50, Zadkine s’impose comme l’un des grands noms de la sculpture du 20e siècle. Des grandes rétrospectives internationales se succèdent à Londres, Cologne, Zurich, Jérusalem ou encore Amsterdam.

Artiste complet, Zadkine est également poète et a consacré près de la moitié de son œuvre gravé à illustrer des livres et des revues de poésie. Alors que la figure humaine a toujours été au centre de son travail, dans ses dernières sculptures conçues pour l’architecture, Zadkine s’engage à la fin de sa vie dans une nouvelle voie de formes abstraites, de réseaux d’arabesques et d’entrelacs.                                                                                            

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